Le marché de la vidéo à la demande par abonnement (SVOD) progresse en France, malgré les contraintes imposées par la chronologie des médias, qui interdit l'exploitation de films sortis au cinéma il y a moins de trois ans. En 2014, le secteur devrait peser 35 millions d'euros, en hausse de 25 % par rapport à l'année passée.

Le secteur de la vidéo à la demande par abonnement (SVOD) est en croissance en France. D'après les dernières estimations réalisées par le cabinet NPA Conseil, relayées par La Tribune, ce marché pèsera 35 millions d'euros en 2014, en hausse de 25 % par rapport à l'année précédente.

La forte progression que la SVOD provient notamment de l'arrivée de Netflix dans l'Hexagone. Le service américain est arrivé à la mi-septembre et les premiers indices (sur le trafic et sur le nombre d'abonnés) montrent la curiosité des internautes pour cette plateforme, même si l'on est encore loin du raz-de-marée prophétisé par quelques observateurs (il y aurait 250 000 abonnés en France).

Pour développer le secteur de la vidéo à la demande par abonnement, il faudra certainement en passer par l'évolution de la chronologie des médias. Le mécanisme, sous sa forme actuelle, empêche en effet les plateformes de SVOD de proposer des films sortis récemment au cinéma. Il faut en effet attendre trois ans entre la diffusion en salles et son arrivée sur les sites spécialisés de SVOD.

Il est toutefois assez peu probable que la situation évolue à court terme, même si les deux dernières ministres de la culture sont pour un assouplissement de la chronologie des médias, avec le soutien de sociétés d'auteurs comme la SCAM et la SACD. Mais cette idée se heurte en particulier à la réticence des propriétaires et exploitants de salles, qui défendent le statu quo.

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