La lutte contre le piratage au Royaume-Uni ne s'embarrasse pas de savoir si le blocage des sites illicites est efficace ou non. Même s'il existe plusieurs méthodes pour contourner les restrictions des opérateurs, la justice anglaise vient encore d'ordonner la censure de 32 nouveaux sites.

Voilà certainement le type de jugement que les titulaires de droits aimeraient voir prononcer en France. De l'autre côté de la Manche, la justice britannique vient en effet de rendre une décision remarquée dans laquelle elle ordonne aux principaux opérateurs du pays de bloquer l'accès à 32 sites accusés de favoriser le piratage d'œuvres protégées par le droit d'auteur.

Six fournisseurs d'accès à Internet sont concernés, rapporte la BBC. Il s'agit de BT, Everything Everywhere, O2, Sky, TalkTalk et Virgin. Du côté des plateformes en passe d'être censurées sur les réseaux de télécommunications figurent des sites de liens BitTorrent (dont BitSoup, IsoHunt, Sumotorrent et Torrentz), mais aussi des services de streaming et des forums de partage.

À notre connaissance, jamais la justice britannique n'avait ordonné une mesure de blocage aussi vaste dans le cadre de la lutte contre le piratage. Le précédent "record" remonte au mois d'octobre, avec un verdict portant sur 21 sites de liens BitTorrent (une autre décision a aussi ciblé 21 sites fin 2013). Selon la BBC, cette dernière décision de justice porte à 93 le nombre de sites visés par des mesures de blocage.

L'efficacité d'une telle censure n'est pourtant pas totale. Des solutions techniques peuvent en effet être mises en place du côté de l'usager (accès à un proxy / VPN, utilisation d'un serveur de DNS alternatif) que du site visé par la restriction (site miroir, nouveau nom de domaine). Cependant, ces techniques requièrent un minimum de savoir-faire pour s'en servir.

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