Free Mobile a obtenu de l'ARCEP l'autorisation de tester la technologie LTE Advanced dans la bande de fréquences dédiée à la 2G. Le quatrième opérateur effectue ses expérimentations en vue d'une exploitation commerciale, qui se traduira par la réaffectation de la bande 1800 MHz pour développer la 4G.

Free Mobile a le feu vert pour expérimenter la 4G dans la bande de fréquences dédiée à la 2G. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a fait savoir dans sa lettre hebdomadaire qu'une décision rendue le 13 novembre permet au quatrième opérateur de téléphonie mobile de réaliser des essais techniques en prévision d'une exploitation commerciale.

"Cette expérimentation permettra à l'opérateur d'évaluer la fonction d'agrégation de porteuses en utilisant conjointement la bande 1800 MHz et la bande 2600 MHz qu'il exploite déjà pour fournir des services 4G", précise l'autorité, qui souligne qu'il s'agit de la "première étape" avant un usage durable de ces fréquences par l'opérateur dans sa politique pour le très haut débit mobile (LTE Advanced).

Le "recyclage" de la bande 1800 MHZ, autrefois dévolue au transport des communications en 2G, en vue de l'utiliser pour soutenir le développement des nouvelles normes de réseau de téléphonie mobile a commencé l'an dernier lorsque Bouygues Telecom a demandé – et obtenu – le droit de faire de la 4G dans la bande dédiée à la 2G, à condition de respecter certaines conditions et d'en payer le prix.

Free, qui s'est opposé sans succès à ce recyclage en engageant un recours devant le Conseil d'État contre l'accord de l'ARCEP obtenu Bouygues Télécom, est désormais très intéressé par cette solution. Dans un document officiel, Iliad, la maison-mère de l'opérateur, signale que la 4G est une priorité et mise en particulier sur la bande 700 MHz et la réaffectation de la bande 1800 MHz.

La technologie LTE Advanced propose des débits descendants et montants encore plus élevés que ceux fournis par la LTE, en combinant plusieurs bandes de fréquences. Dans le cas de Bouygues Telecom par exemple, l'opérateur veut agréger trois bandes (800, 1800 et 2600 MHz) pour proposer des débits qui seront jusqu'à trois fois plus rapides que ceux de la 4G.

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