Le bras de fer entre le journal Le Parisien et le blog The Parisienne ne s'achèvera pas devant les tribunaux. Le quotidien a finalement renoncé à ses poursuites pour contrefaçon de marque, permettant à la blogueuse de continuer à utiliser le nom " The Parisienne" pour désigner son site.

Tout est bien qui finit bien. Après plusieurs mois d'incertitude, le journal Le Parisien a finalement renoncé à poursuivre en justice l'auteur du blog The Parisienne pour contrefaçon de marque. La blogueuse, qui a annoncé la bonne nouvelle dans un message publié mercredi sur Twitter, pourra donc continuer à partager ses découvertes dans la capitale sans avoir besoin de changer d'identité.

Rappel des faits. Il y a plusieurs mois de cela, le quotidien a envoyé un courrier de mise en demeure au motif le nom du blog ("The Parisienne") et son URL sont trop proches de "La Parisienne", une marque qu'il possède depuis 2003 et qu'il utilise depuis six ans pour désigner son mensuel féminin, tandis que le blog lui-même a débuté ses activités plus tard, en 2009.

Après plusieurs échanges infructueux pour tenter de régler cette affaire à l'amiable et la décision de la blogueuse de ne plus tenir compte de la mise en demeure, la situation s'est durcie cet été avec l'assignation en justice. L'affaire, jusque-là tenue secrète, a alors été révélée sur son blog, avec des détails sur les exigences du journal (abandon de l'URL, dommages et intérêts à hauteur de 20 000 euros).

De nombreux internautes, découvrant alors le bras de fer entre Le Parisien et The Parisienne, ont alors pris fait et cause pour la blogueuse, en demandant au journal d'abandonner ses poursuites. Une pétition est apparue sur le site Change.org, signée par plus de 3500 personnes.

De son coté, Jean Hornain le directeur général du groupe de presse, très préoccupé par la mauvaise image qu'était en train de projeter le journal sur les réseaux sociaux, s'est efforcé de calmer le jeu en livrant la version des faits du quotidien, avant de plaider pour le dialogue et une solution négociée puis de rappeler que la démarche du journal "était amiable au départ".

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