World of Warcraft a été victime d'une attaque DDOS lors de la sortie de l'extension Warlords of Draenor, ce qui a compliqué l'accès des joueurs aux serveurs de Blizzard. La situation a été particulièrement critique jeudi soir, mais tend désormais à s'améliorer.

Très attendue par de nombreux joueurs impatients de fouler de nouveaux territoires, au point que 600 000 d'entre eux se sont réabonnés ces dernières semaines pour se préparer à l'évènement, la cinquième extension de World of Warcraft – baptisée Warlords of Draenor ("les Seigneurs de guerre de Draenor") – est arrivée cette semaine en Europe et en Amérique du Nord.

La sortie difficile de l'extension

Cependant, le lancement de Warlords of Draenor ne s'est pas tout à fait passé comme prévu. Si vous êtes vous même joueur, sans doute avez-vous constaté l'agonie des serveurs dans les minutes qui ont suivi l'ouverture de la Porte des Ténèbres, seul point d'entrée pour accéder au nouveau contenu du jeu. Les serveurs de Blizzard ont eu toutes les difficultés du monde à gérer l'afflux considérable des joueurs.

La situation, après s'être améliorée dans la journée de jeudi, a de nouveau empiré en fin d'après-midi et en soirée. De nombreux joueurs ont signalé des déconnexions spontanées, des files d'attente pour se connecter, des pics de latence excessifs, des erreurs de serveur rendant le personnage introuvable, etc. Sur les forums officiels de Blizzard, nombreux sont ceux qui ont laissé éclater leur colère.

Le fief, au cœur des difficultés

C'est au niveau du fief, l'une des nouveautés de Warlords of Draenor, que les soucis les plus importants ont été signalés. Cette zone, qui est le nouveau quartier général pour l'extension, est gérée par "phase". Chaque joueur ne voit que son propre fief, même en fait tous les fiefs sont situés au même endroit sur la carte (en fonction du camp : Alliance ou Horde).

Dans la mesure où cette nouvelle zone est accessible très tôt en jeu, et du fait qu'elle s'avère être un point de passage clé pour la suite des évènements, il y avait jeudi une extrême concentration de joueurs dans le fief. Cette situation, déjà très difficile à gérer avec les phases, a évidemment été aggravée avec les serveurs interconnectés, dont le principe vise à soutenir l'activité dans les zones moins peuplées.

Les lancements compliqués de Blizzard

Ceux qui jouent depuis de nombreuses années à World of Warcraft le savent. Ce n'est pas la première fois que l'insuffisance de l'infrastructure mise en place par Blizzard pour son MMORPG est mise en cause. Par exemple, la mise à jour des "Portes d'Ahn'Qiraj" en 2005 et l'arrivée de la première extension en 2007 sont aussi restées en mémoire à cause de ça.

Et l'on pourrait aussi mentionner l'erreur 37 apparue avec le lancement de Diablo, un autre jeu commercialisé par Blizzard. Mais le studio américain est loin d'être le seul à connaître ce genre de déconvenues.

D'autres éditeurs comme Ubisoft avec le titre Watch Dogs ou Electronics Arts avec l'arrivée de SimCity ont connu des difficultés similaires. Il s'agit de studios dont les jeux se vendent très bien et, malgré des moyens techniques conséquents, la première semaine après le lancement est souvent chaotique du fait d'un pic anormal d'activité avec l'arrivée simultanée de très nombreux joueurs.

Une attaque DDOS contre Blizzard

Mais dans le cas de Blizzard, un autre évènement indépendant de sa volonté est venu s'ajouter aux problèmes inhérents à la sortie d'une nouvelle extension. Selon un message publié ce vendredi par l'un des employés sur les forums officiels, une attaque par déni de service (DDOS) est venue frapper les services de l'entreprise américaine.

"Nous avons dû faire face à d’autres problèmes, dont une attaque par déni de service (DDOS), qui ont augmenté les temps d’attente", explique-t-il. "Pour y remédier, nous avons décidé de réduire de façon temporaire la population maximale des royaumes, ce qui implique que les plus fréquentés connaîtront de longues files d’attente".

Ce n'est pas la première fois que Blizzard est la cible d'une attaque DDOS. L'entreprise américaine, comme d'autres éditeurs d'ailleurs, a par exemple été ciblée en début d'année, au printemps mais aussi cet été. Cependant, les motivations derrière ces opérations ne sont pas toujours très claires.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés