Amazon a gagné les enchères pour la gestion du suffixe .book, pour un montant non communiqué. Le marchand électronique pourra s'en servir pour créer des adresses personnalisées pour sa boutique de livres. Huit autres sociétés, dont Google, étaient en lice.

Amazon poursuit ses petites emplettes dans le secteur des noms de domaine. Quelques mois après avoir mis la main sur le suffixe .buy suite à des enchères qui ont atteint 4,6 millions de dollars, le géant américain du commerce électronique vient d'obtenir le droit de gérer le suffixe .book, malgré la concurrence de huit autres entreprises également intéressées, dont Google.

Comme dans le cas du suffixe .buy, l'attribution de la gestion du suffixe .book s'est décidée dans le cadre d'enchères organisées par l'ICANN, la société en charge de l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet. Cependant, le montant final déboursé par Amazon n'a pas été divulgué et ne devrait a priori pas l'être, selon le site Domain Name Wire.

Fondée en 1994, la plateforme Amazon a commencé ses activités en vendant des livres dès l'année suivante. Si elle s'est largement diversifiée depuis, le secteur littéraire reste encore aujourd'hui au cœur de ses préoccupations, en témoigne le lancement de plusieurs liseuses électroniques (gamme Kindle)  au fil des ans ou le développement d'une rubrique "livres électroniques" sur son site.

La prise de contrôle de plusieurs suffixes par les grandes entreprises (et par les collectivités territoriales) fait suite à la décision de l'ICANN d'accepter la création de suffixes personnalisés pour les adresses web. Depuis, de nombreuses demandes sont apparues pour demander des suffixes en .kid, .shop, .music, .play, .app, .music, .cloud, .game, .mail, .shop et ainsi de suite.

Si l'attribution d'un suffixe est généralement remportée par celui qui met le plus d'argent sur la table, il arrive parfois que d'autres considérations soient prises en compte. Ainsi, l'ICANN a rejeté la demande d'Amazon visant les noms de domaine en .amazon, estimant que les intérêts du Brésil et du Pérou pour l'Amazonie prévalaient sur ceux du e-commerçant.

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