Les Français sont les Européens qui adressent le plus grand nombre de demandes de suppression à Google. En date du 6 novembre, plus de 32 000 requêtes ont été envoyées portant sur plus de 97 000 liens. Mais toutes les réclamations ne sont pas satisfaites.

C'est en France que le nombre total de demandes que Google a reçues est le plus important. Selon les statistiques de la firme de Mountain View pour le 6 novembre, 32 489 requêtes lui ont été adressées via son formulaire. Depuis le 10 octobre, où 28 898 demandes étaient déjà comptabilisées, l'entreprise américaine a donc reçu 3591 nouvelles réclamations, soit une moyenne de 133 par jour.

Les Français demeurent encore aujourd'hui les champions du droit à l'oubli en Europe, devant l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne ou l'Italie, qu'il s'agisse du nombre total de demandes ou le nombre total d'URL dont la suppression a été demandée (97 456 dans le cas de l'Hexagone). Le pays le plus proche de nous au niveau des statistiques est l'Allemagne, avec  27 638 demandes portant sur 94 374 liens.

Dans le cas des requêtes françaises, Google continue de supprimer environ une URL sur deux. Mais une bascule a eu lieu depuis les dernières statistiques : il y a désormais un peu plus de liens supprimés (51,7 % – 41 002 URL) que de liens préservés (48,3 % – 38 246 URL).

La mise en place du formulaire et la publication de ces statistiques font suite à l'arrêt de la cour de justice de l'Union européenne qui oblige les moteurs de recherche – donc surtout Google – à mettre en place un système autorisant les Européens à faire jouer leur droit à l'oubli. Celui n'est pas automatique et doit répondre à la fois à la nécessaire protection de la vie privée et l'intérêt du public à accéder à l'information.

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