Iliad, la maison-mère de Free, a annoncé après plusieurs mois de tractations qu'elle mettait fin à ses ambitions d'acheter l'opérateur américain T-Mobile US. Ses négociations avec le propriétaire allemand Deutsche Telekom n'ont pas abouti.

Après des mois de négociations et de nouvelles propositions, la maison-mère de Free, le groupe Iliad, a attendu la clôture de la bourse lundi soir pour annoncer que son projet d'acquisition de T-Mobile était abandonné. "Le Groupe Iliad annonce mettre fin à son projet d'acquisition de T-Mobile US après des échanges avec Deutsche Telekom et certains représentants du conseil d'administration de T-Mobile US refusant de donner suite à sa nouvelle offre", indique l'opérateur dans un communiqué.

En juillet, Iliad avait fait une première offre pour acheter une part majoritaire de 56,6 % de T-Mobile, à un prix de 33 dollars l'action, soit environ 15 milliards de dollars au total. L'offre avait été rejetée par la maison-mère allemande, malgré le désistement de Softbank qui avait proposé jusqu'à 40 dollars l'action.

Pour revenir à la charge, la société de Xavier Niel a choisi de réunir deux fonds d'investissement et des banques internationales pour améliorer son offre, "en accroissant le montant en numéraire et en augmentant la part du capital de T-Mobile US acquise de 56,6 % à 67 %". Le consortium proposait cette fois-ci 36 dollars par action, avec un calcul mélangeant numéraire (de l'argent sonnant et trébuchant) et une quote-part de la création de valeur. 

Mais là encore, l'offre a été rejetée. Et Iliad a décidé de siffler la fin de la récréation. "Iliad avait l'ambition d'accélérer la transformation de T-Mobile US avec notamment la réalisation de plus de 2 milliards de dollars d'économies de coûts annuelles", se désole l'entreprise française dans son communiqué. "Cette transaction aurait été fortement créatrice de valeur pour les actionnaires d'Iliad et de T-Mobile US".

Ainsi le groupe français ne mettra pas encore les pieds aux Etats-Unis, où il espérait reproduire le modèle à bas coût de Free, pour rafler des parts de marché et dynamiser un marché beaucoup moins habitué à la concurrence qu'en Europe.

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