Facebook, qui rêve d'apporter à Internet au monde entier, planche sur un projet de drones capables d'évoluer à très haute altitude et disposant d'une autonomie considérable. Proches des avions solaires sans pilote, ils auront pour mission de couvrir des larges zones géographiques avec un accès à Internet sans fil. Des tests doivent débuter l'an prochain.

Dans le cadre de l'initiative Internet.org, qui ambitionne de connecter le monde entier, Facebook a imaginé des solutions très audacieuses à base de satellites et de drones. Ces derniers pourraient communiquer entre eux grâce à des lasers et auraient pour mission de couvrir de larges zones géographiques afin de fournir une connexion à Internet à un maximum de personnes.

Reste à mettre tout ça en pratique. AU cours de la conférence Social Good Summit organisée par Mashable, Yael Maguire, le directeur de l'ingénierie au sein du Facebook Connectivity Lab, a fait le point sur les prochaines étapes du projet et les difficultés auxquelles font face ses équipes.

Selon le calendrier actuel, Facebook prévoit de démarrer les tests de ses drones en 2015 quelque part aux États-Unis. Le réseau social n'a pas encore déterminé l'emplacement de l'expérimentation, mais celui-ci devra être situé dans une zone inhabitée afin de prévenir une chute éventuelle de l'appareil. Selon Yael Maguire, le démarrage effectif du programme n'aura pas lieu avant 3 à 5 ans, en étant optimiste.

Pour le Yael Maguire, ces engins ne sont d'ailleurs pas vraiment des drones mais plutôt des avions. Ils en auront en tout cas l'envergure, mais pas le poids. En longueur, l'appareil équivaudra à six ou sept voitures Toyota Prius mises bout à bout. Mais sa masse n'excèdera pas l'équivalent de quatre pneus de voiture. Ce sont en tout cas les caractéristiques d'un des modèles en cours de construction.

Ces avions sans pilote évolueront à une altitude comprise entre 60 000 et 90 000 pieds (entre 18 et 28 kilomètres environ), c'est à dire dans la stratosphère. Ils ne gêneront pas a priori les avions de ligne, qui évoluent en général à 10 kilomètres d'altitude. Ils ne gêneront pas non plus les drones, dont la majorité (et notamment les modèles civils) évolue dans la troposphère, c'est-à-dire près du sol.

À cette hauteur, ces engins s'appuieront sur l'énergie solaire pour fonctionner. Il faudra vérifier si l'autonomie est suffisante pour que le projet soit viable. Le record d'autonomie en la matière est de deux semaines, avec le modèle QinetiQ Zephyr. Cette durée risque d'être insuffisante. Des progrès significatifs dans les cellules solaire, dans le poids de l'appareil, dans sa capacité à planer devront être accomplis.

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