Greenpeace interpelle Amazon sur sa politique énergétique. L'ONG demande au spécialiste du e-commerce de faire un effort pour préserver l'environnement, en entamant une transition vers les énergies renouvelables pour alimenter ses data centers, sur le modèle d'autres géants du web.


Le timing est idéal. Alors qu'a eu lieu ce dimanche la journée internationale d'action sur le climat, Greenpeace a envoyé un courrier (.pdf) à Amazon pour lui demander de s'engager véritablement en faveur de l'environnement. Le directeur international de l'ONG, Kumi Naidoo souhaite en particulier que le géant du commerce mette en œuvre une meilleure politique écologiste et fasse preuve de transparence.

"Amazon a été au centre de la croissance de notre économie en ligne […]. Malgré leur rôle de leader dans la construction du cloud, Amazon et Amazon Web Services (AWS) ont malheureusement pris beaucoup de retard sur leurs concurrents dans la construction d'une plate-forme en ligne durable", écrit le patron de l'organisation non gouvernementale, critiquant en particulier l'opacité de son fonctionnement.

"Alors qu'Amazon a parfois évoqué la durabilité dans ses activités, il est impossible de juger de la façon dont une société est durable sans une transparence adéquate. Ni AWS ni Amazon ne publient le moindre détail sur l'impact environnemental de leurs activités ou sur les sources d'énergie qui sont utilisées pour alimenter les structures actuelles", poursuit Greenpeace.

La missive de Greenpeace fait suite à un rapport sur l'impact et les pratiques environnementales des géants du web publié ce printemps. Dans celui-ci, l'inaction d'Amazon en matière "d'informatique verte" (green IT) a été soulignée et comparée à d'autres grosses entreprises qui sont engagées depuis quelques années dans une politique volontariste, à l'image de Google, Apple ou Facebook.

"AWS, qui fournit l'infrastructure d'une partie significative de l'internet, reste parmi les entreprises les plus sales et les moins transparentes du secteur, loin derrière ses principaux concurrents, avec zéro rapport sur son énergie ou son empreinte environnementale", dénonçait Greenpeace à l'époque. Sur les quatre critères évalués, Amazon a eu trois fois la pire note (F) et une fois une note médiocre (D).

Greenpeace sait pertinemment que la bascule vers une plateforme 100 % écologique ne se fera pas du jour au lendemain. "Cependant, il est crucial que vous [Amazon, ndlr] vous engagiez dans cette direction", prévient l'ONG, qui indique sa disponibilité pour discuter de ces sujets dès que possible avec les équipes du géant du e-commerce et mettre en œuvre un plan d'action.

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