Alors que les services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) utilisent les nouvelles technologies pour concurrencer les chauffeurs de taxi, l'Union européenne signale l'existence d'une application qui permet à ces derniers de trouver plus facilement des clients. L'outil qui a permis de la créer a été financé par le Vieux Continent.

Ces derniers mois, les relations entre les taxis et les services de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) se sont fortement dégradées. Des mouvements de grève ont éclaté en France et dans les pays voisins, les taxis critiquant surtout le cadre réglementaire particulier pour les VTC alors que les deux professions ont une activité très proche et peuvent se croiser aux mêmes endroits.

Face à cette situation très tendue, qui a dégénéré avec quelques échauffourées, un rapport rédigé par le député Thomas Thévenoud sur l'avenir des taxis a été remis en avril au gouvernement. Celui-ci suggère en particulier d'interdire aux VTC de géolocaliser les voitures et les clients. Mais plutôt que de brider l'usage de la technologie par les VTC, ne faudrait-il pas aider les taxis à s'en servir à leur tour ?

C'est la piste que suit l'Union européenne avec l'application Smartaxi, qui a fait l'objet d'une phase pilote qui a impliqué 400 chauffeurs de taxi à Madrid et à Moscou.

Soutenue par le Vieux Continent, celle-ci assiste les chauffeurs de taxi à localiser les zones dans lesquelles la demande de transport est la plus élevée. Le but de l'application est de satisfaire à la fois le chauffeur et le client. Le premier rentabilise mieux sa journée en trouvant plus fréquemment de la clientèle, tandis que le second ne perd pas son temps à attendre un taxi.

Afin de déterminer où se trouvent les zones intéressantes, l'application mise sur la coopération entre les chauffeurs de taxi. Ces derniers collectent et mettent en commun leurs informations sur les endroits où il y a de la clientèle.

Ensuite, les données sont exploitées par le logiciel qui diffuse ensuite une carte thermique indiquant les zones "chaudes", c'est-à-dire là où il y a une demande importante. Et plus le nombre de chauffeurs de taxi utilisant l'application augmente, plus la carte sera précise et actualisée.

L'Union européenne ajoute qu'elle "va mettre une enveloppe de 80 millions d’euros à la disposition de près de 1300 petites entreprises et entrepreneurs du web qui utiliseront les outils FIWARE". C'est avec cet outil, financé par l'Union européenne, que Smartaxi a été développé.

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