Yahoo publie une liste de 500 mots de passe qu'il ne faut pas utiliser, parce qu'ils sont trop faibles. Cette sélection, forcément incomplète, doit permettre aux usagers de comprendre les combinaisons qui ne sont pas efficaces.

Si vous utilisez des mots de passe trop faibles, c'est peut-être le moment d'en changer. Tel est le message que vient de faire passer Yahoo en publiant cette semaine une liste de 500 combinaisons qui sont particulièrement vulnérables à l'attaque par force brute, qui consiste à tester une par une toutes les possibilités jusqu'à ce que le bon code d'accès soit trouvé.

Yahoo précise que ces 500 exemples ne constituent pas une liste exhaustive des mots de passe à ne pas utiliser pour protéger un compte. Néanmoins, le portail américain veut croire que ces codes d'accès se ressemblent suffisamment pour permettre aux utilisateurs de deviner la faiblesse de certaines combinaisons (un nom commun plus un chiffre par exemple).

La publication de ce mini-guide n'arrive pas par hasard. En réalité, Yahoo profite des déboires d'Apple avec iCloud pour rappeler que la sécurité informatique ne repose pas uniquement sur les épaules du fournisseur du service. Il faut aussi que l'usager ait des bonnes pratiques en la matière, en optant pour un mot de passe robuste, exclusif au site web sur lequel il s'est inscrit et secret.

Concernant les internautes qui sont inscrits sur plusieurs services, il existe des logiciels spécialisés (comme Dashlane, KeePass, LastPass…) qui permettent de gérer facilement de grandes quantités de mots de passe. Au lieu de les mémoriser, ces programmes font office de trousseau de clés. Ces applications ont même des outils permettant de générer de nouveaux codes d'accès.

Lorsqu'elle est disponible, Yahoo invite les internautes à activer la vérification en deux étapes (aussi appelée authentification forte). Celle-ci consiste à ajouter un second contrôle lors d'identification, en plus du mot de passe. Une fois ce dernier renseigné dans le champ prévu à cet effet, le service demandera un deuxième code d'accès qui sera fourni par un autre canal.

Il peut s'agir d'une application mobile synchronisée avec le service en question. Celle-ci affiche alors temporairement un code d'accès composé de chiffres que l'internaute doit inscrire avant l'apparition d'une nouvelle combinaison. Cette deuxième couche renforce drastiquement la sécurité du compte. À supposer qu'un pirate connaisse le mot de passe, il sera bloqué à cette deuxième étape.

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