À l'origine d'une action en justice contre une blogueuse qui utilise "The Parisienne" pour désigner son blog, notamment dans son URL, le journal Le Parisien, qui veut défendre sa marque "La Parisienne" utilisée pour son mensuel féminin, s'emploie aujourd'hui à calmer le jeu.

Mardi, nous nous faisions l'écho du conflit juridique entre le journal Le Parisien et le blog The Parisienne. Le premier a en effet assigné le second pour contrefaçon de marque. En effet, le quotidien possède la marque "La Parisienne", qu'il utilise pour nommer son mensuel féminin dont le lancement a eu lieu en 2008. Or, celui-ci estime que la blogueuse emploie un nom bien trop similaire.

En attendant d'être éventuellement tranchée par la justice, l'affaire connaît depuis le début de la semaine une relative exposition dans les médias. Plusieurs sites et blogs l'ont relayée et, parallèlement, des internautes en nombre ont manifesté leur soutien à la blogueuse sur Twitter. Il faut dire que le différend entre The Parisienne et Le Parisien a tout d'un combat à la David contre Goliath.

Soucieux de limiter les effets d'une campagne médiatique négative, le journal a réagi dans les colonnes du Monde. L'occasion pour lui de donner sa version des faits, qui diffère quelque peu de celle donnée par la responsable de The Parisienne. Pour Jean Hornain le directeur général du groupe, il s'agissait d'abord de régler ce souci pacifiquement. Mais la blogueuse aurait mis un terme aux discussions.

"Notre démarche était amiable au départ, en septembre 2013. Il y a eu des échanges puis nous n'avons plus eu de nouvelles. Nos relances sont restées sans réponse", explique-t-il. Le silence de la blogueuse et la nécessité de défendre la marque (déposée en 2003 auprès de l'INPI, ndlr) ont ensuite précipité les choses."Nous avons alors envoyé une assignation en juin. C'est une affaire qui dure depuis très longtemps".

Reste désormais à voir si médiatisation de l'affaire va pousser les deux parties à résoudre à l'amiable ce litige. Le Parisien déclare ne pas être insensible à l'émotion que l'affaire a suscitée et laisse la porte ouverte à une solution négociée. Mais encore faut-il que le dialogue soit renoué et que la piste proposée convienne aux deux parties. En attendant, l'assignation demeure.

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