Selon la presse indienne, Amazon pourrait lancer dès cette année une expérimentation de son service de livraisons par drones Amazon Prime Air, dans les environs de Bombay et Bangalore.

Le mois dernier, Amazon a écrit aux autorités de sécurité aériennes des Etats-Unis pour demander l'autorisation de tester à Seattle son projet de livraison par drones Amazon Prime Air, dévoilé fin 2013. En l'état actuel de la législation américaine, rappelée avec force par la Federal Aviation Administration (FAA), il est absolument interdit à une entreprise privée de faire voler des drones sur plusieurs kilomètres. 

Mais faute pour l'administration américaine d'avancer assez vite à son goût, Amazon aurait décidé de jeter son dévolu sur l'Inde. Le Economic Times rapporte en effet de plusieurs sources proches du dossier que le géant du commerce électronique aurait décidé de réaliser des essais de son service de livraison par drones à Bombay et Bangalore, deux villes où il dispose déjà d'entrepôts.

Selon une source, les essais pourraient même débuter au moment de Divali, une fête annuelle indienne qui aura lieu cette année le 22 octobre.

Des obstacles réglementaires et techniques

Alors que beaucoup avaient pris la vidéo de présentation d'Amazon Prime Air pour une simple blague à visée marketing, le projet du commerçant part d'une vision très cohérente et pragmatique. L'objectif n'est pas de remplacer complètement les livreurs mais de proposer aux clients une livraison expresse, dans des zones géographiques très peuplées, proches d'entrepôts, sur une sélection de produits éligibles. Or les octocoptères développés par Amazon sont capables de soulever des charges jusqu'à 2,26 kg, ce qui couvre 86 % des produits vendus par la boutique en ligne.

Il restera cependant beaucoup d'obstacles à lever par Amazon pour passer de l'idée à la mise en pratique. Il faudra non seulement lever les barrières juridiques, mais aussi et surtout (ce qui est lié) convaincre et se convaincre de la sécurité du système. Il ne faudra pas que les drones tombent au sol, qu'ils se percutent entre eux ou avec d'autres drones de livreurs concurrents, qu'ils soient piratés ou attaqués par des délinquants désireux d'en voler le contenu, etc., etc. 

Amazon l'a toutefois assuré aux autorités américaines : "Un jour, voir Amazon Prime Air sera aussi normal que de voir des camions de courriers sur la route aujourd'hui"

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