Le réseau social Facebook se trouve indirectement impliqué dans une affaire de "revenge porn" suite à l'ouverture d'un faux profil qui a servi à diffuser des clichés d'une jeune femme. Le site communautaire est accusé de ne pas avoir fermé la page lorsqu'elle lui a été signalée.

Puisant ses racines dans les pages du mensuel pornographique américain Hustler, le revenge porn est un phénomène qui a évolué au fil des années et su s'adapter parfaitement à Internet. Il suffit de voir le nombre d'incidents que la presse rapporte régulièrement dans ses colonnes, où le support n'est plus le papier d'une revue pour adultes mais le réseau des réseaux.

Mais c'est quoi, le revenge porn ? Il s'agit de la publication, sur Internet, de contenus X réalisés par des amateurs à des fins de vengeance. Généralement, l'on emploie cette expression lorsque, à la suite d'une rupture, l'un des deux partenaires décide de faire payer l'autre en diffusant ses photos et vidéos intimes. Le procédé est abject, mais assez populaire pour que des sites se lancent dans ce créneau.

Dans de nombreux pays, le code pénal réprime le revenge porn. C'est par exemple le cas de la France, qui peut s'appuyer sur l'article 226-1. Aux USA, plusieurs États ont à disposition une législation qui peut être convoquée par les victimes. Mais malgré cet arsenal, des affaires apparaissent régulièrement dans les médias, à l'image de celle dont The Wrap se fait l'écho.

Facebook mêlé à une affaire de revenge pron

Dans cette affaire, une femme vivant à Houston a porté plainte contre un ancien ami qu'elle accuse d'avoir créé une fausse page Facebook sur laquelle des clichés la représentant nue ou au cours d'ébats sexuels ont été publiés. Selon The Wrap, il s'agirait de photomontages et non pas de véritables photos intimes.

C'est en décembre dernier que la cible de ces photomontages a découvert la fausse page Facebook. Elle affirme avoir contacté le réseau social dans la foulée, mais le profil litigieux n'a pas été fermé. La jeune femme a donc dû passer par la police de Houston et attendre qu'elle assigne Facebook afin d'identifier le créateur du faux compte pour que ce dernier soit finalement fermé.

Engagée dans une action en justice, la victime compte évidemment obtenir la condamnation de son tourmenteur. Mais elle compte également réclamer des dommages et intérêts au site communautaire pour son manque de réactivité lorsqu'une notification lui a été adressée pour fermer la fausse page.

Pour établir le montant du dédommagement qu'elle entend demander, la jeune femme s'est basée sur le nombre total d'inscrits sur le site (1,23 milliard de personnes, même si une partie est justement composée de profils illégitimes) et a fixé pour chacun d'eux la valeur de 10 centimes. Résultat des courses ? 123 millions de dollars.

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