Le gouvernement a pris un décret permettant à la direction de l'ANSSI de signer des décisions à la place du premier ministre.

Lorsque l'on est l'agence nationale désignée pour s'occuper de la sécurité des systèmes d'information, notamment ceux dont la défense revêt un caractère "stratégique", comme l'a expliqué le projet de loi relatif à la programmation militaire (LPM), l'efficacité de certaines orientations ou mesures nécessitent parfois de limiter le nombre de maillons dans la chaîne de décision.

L'ANSSI, dont les moyens humains et financiers augmentent régulièrement depuis sa création en 2009, vient donc de faire l'objet d'un décret visant justement à faciliter la prise de décision interne. Relayé par Benoît Tabaka sur Twitter, le document précise les délégations de signature données au directeur général de l'agence et à son adjoint, à la place du premier ministre.

Rappelons que l'ANSSI est rattaché au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), qui dépend lui-même du chef du gouvernement.

Dans le cadre de ses missions, l'ANSSI peut être amené à contrôler annuellement la sécurité et l'intégrité des réseaux de tout opérateur de communications électroniques, à publier des guides de bonnes pratiques pour renforcer la sécurité d'un système d'information (notamment contre des attaques inhabituelles) ou organiser des tests de cyberdéfense pour tester la réactivité de ses services et de l'État.

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