La situation est en phase d'amélioration chez No-IP, après la saisie de ses noms de domaine par Microsoft. L'entreprise américaine avait causé en début de semaine une interruption de service considérable, neutralisant plus de 4 millions de sites alors que la firme de Redmond avait officiellement 20 000 noms d'hôte dans le collimateur.

Afin de lutter contre la propagation de logiciels malveillants, Microsoft a obtenu de la justice américaine la saisie de vingt-trois noms de domaine appartenant à l'entreprise No-IP, qui fournit en particulier un service de DNS dynamique. Désireux de contrer les infections utilisant No-IP comme vecteur de diffusion, Microsoft a alors fait transiter le trafic par ses propres serveurs afin de le filtrer.

Dans les faits, la tactique de Microsoft a surtout causé une interruption de service massive. Selon le site Krebson Security, qui rapporte les propos de Natalie Gogen, responsable marketing chez No-IP, près de 4 millions de sites ont été mis sur la touche cette semaine parce que la firme de Redmond n'a pas été en capacité de prendre efficacement le relais de No-IP.

Surtout au regard de la taille de la cible. Toujours selon Natalie Gogen, Microsoft a affirmé que 18 000 noms d'hôte malveillants (20 000 selon un document judiciaire (.pdf)) étaient dans son collimateur. Un nombre que No-IP conteste. D'après le service de DNS dynamique, seuls 2000 d'entre eux étaient effectivement encore actifs au moment des faits.

Aujourd'hui, la situation tend à s'améliorer, comme l'a constaté Stéphane Bortzmeyer, architecte systèmes et réseaux au sein de l'AFNIC. Sur Twitter, No-IP a indiqué il y a quelques heures que certains noms d'hôtes sont en mesure de répondre de nouveau. Toutefois certains domaines No-IP sont toujours délégués à Microsoft, comme no-ip.org. Une liste des noms saisis a été publiée sur Secure List.

Les raisons de ce revirement demeurent floues en l'état actuel des choses. Microsoft a-t-il changé son fusil d'épaule suite à la tournure des évènements ou bien No-IP a-t-il obtenu de la justice un retour en arrière ? Dans un article publié mercredi, le directeur de No-IP a expliqué "que pour des raisons juridiques" l'entreprise est limitée dans son expression sur cette affaire.

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