Cible d'un chantage suite à l'attaque informatique qui a visé sa base de données, Domino's Pizza refuse de verser quoi que ce soit aux pirates, même si ces derniers affirment détenir des informations privées sur plus de 650 000 clients.

Pas question de céder au chantage. En pleine tempête médiatique suite à une attaque informatique qui a débouché sur le vol d'un certain nombre de données personnelles appartenant à ses clients, la branche française de Domino's Pizza est restée inflexible : aucune rançon ne sera versée aux auteurs du piratage, même s'ils ont menacé de tout publier sur Internet.

Rappel des faits. La semaine dernière, la chaîne de restauration rapide a annoncé avoir été la cible d'une attaque qui a permis aux agresseurs de récupérer des informations sur l'identité des clients, mais aussi sur leurs coordonnées, leurs informations de contact et leur mot de passe. En revanche, aucune donnée bancaire n'est concernée, puisque le site ne dispose pas de système de paiement en ligne.

Combien de clients ont été touchés ? Interrogée par nos soins, la société n'a pas été en mesure (ou n'a pas voulu ?) de nous répondre sur ce point. En revanche, le piratage a été revendiqué par Rex Mundi, un groupe de pirates dont la spécialité est justement d'attaquer des sociétés pour ensuite les contraindre à verser une rançon pour éviter la propagation d'informations personnelles dans la nature.

Rex Mundi s'est ainsi déjà attaqué à la banque franco-belge Dexia, à Numericable et à diverses autres sociétés, essentiellement françaises et belges.

À cette occasion, le groupuscule a livré une information sur le nombre de clients affectés par le piratage de Domino's Pizza : plus de 650 000 (dont plus de 592 000 comptes français et plus de 58 000 comptes belges. Rex Mundi demandait 30 000 euros à Domino's Pizza pour ne pas diffuser ces données, assorti d'un ultimatum fixé au 16 juin à 20 heures.

Sur ce point, il n'est absolument pas question pour Domino's Pizza de payer quoi que ce soit. Cela encouragerait d'une part Rex Mundi dans son modus operandi et d'autre part, cela risquerait de créer un dangereux précédent. Si Domino's Pizza paie et que cela s'ébruite, la chaîne de restauration rapide risque très vite d'avoir d'autres groupuscules sur le dos.

Rappelons que l'affaire du piratage de la base de données de Domino's Pizza connaît depuis quelques jours un développement judiciaire. En effet, l'enseigne a porté plainte auprès du procureur de la République de Paris et a aussi assuré travailler "en étroite collaboration avec les autorités et les experts compétents".

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