Réagissant à l'annonce de l'ouverture d'une enquête approfondie sur le régime fiscal dont il bénéficie en Irlande, Apple a tenu à démentir tout régime de faveur. La firme mettrait presque son exemplarité fiscale en avant.

Ce mercredi, la Commission Européenne a décidé d'ouvrir une enquête sur les conditions fiscales accordées à Apple par l'Irlande. Bruxelles suspecte que l'administration irlandaise accorde à Apple une aide déguisée et illégale sous la forme d'un régime fiscal anormalement favorable, directement négocié avec la firme de Cupertino. Ce régime particulier, s'il est démontré, a pour effet de créer une distorsion de concurrence anormale avec les autres entreprises européennes, et de léser le contribuable irlandais.

Mais dans un communiqué transmis à Numerama, Apple nie tout régime de faveur.

"Apple est fière d'exercer une activité à Cork, en Irlande, depuis 1980. Nous avons fait croître nos effectifs pour atteindre plus de 4 000 employés, qui sont au service de nos clients pour assurer la fabrication, le support technique et d'autres fonctions clés", amorce un porte-parole de la firme.

"Ces employés jouent un rôle important dans le succès d'Apple et de sa croissance continue en Irlande. Ce succès et cette croissance résultent du travail acharné de nos employés irlandais et non d'un accord fiscal spécial conclu avec le gouvernement irlandais. Nous n'avons bénéficié d'aucun traitement particulier de la part des pouvoirs publics irlandais. Apple est soumise aux mêmes lois fiscales que de nombreuses autres entreprises internationales qui exercent une activité commerciale en Irlande".

Sans craindre de frôler la provocation alors que son optimisation fiscale radicale est régulièrement dénoncée, Apple ajoute qu'il "paie l'intégralité des impôts auxquels la société est assujettie", et même que "depuis le lancement de l'iPhone en 2007, nos impôts en Irlande ont décuplé".

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés