Dans un communiqué, Bouygues a livré quelques détails suite au comité central d’entreprise qui s'est tenu aujourd'hui. L'opérateur affirme vouloir se préparer un avenir "autonome" et compte agir à deux niveaux pour y parvenir : d'abord sur la qualité de ses offres, ensuite sur sa masse salariale.

Que va-t-il advenir de Bouygues Telecom ? Le troisième opérateur de téléphonie mobile va-t-il poursuivre sa route seul ou finira-t-il par être absorbé par un concurrent ? Alors qu'Orange et Free s'intéressent de très près au troisième opérateur de téléphonie mobile, un comité central d’entreprise s'est déroulé ce mercredi pour aborder l'avenir de filiale du groupe Bouygues.

La perspective d'une vente de l'opérateur à un concurrent a manifestement été écartée. Dans son communiqué, Bouygues annonce en effet non pas son désengagement du marché des télécoms mais une "transformation profonde" de l'entreprise ainsi que son "repositionnement" afin de "maintenir [son] rang", en particulier dans le très haut débit fixe (fibre optique) et mobile (4G).

Dénonçant en filigrane l'effet de Free Mobile dans le secteur de la téléphonie mobile, bien que l'évaluation réalisée par le régulateur français révèle plutôt une situation globalement positive à la fois dans les investissements et dans les emplois depuis 2009, Bouygues dit connaître des "difficultés" dans un un marché des télécoms "très chahuté" depuis deux ans.

L'opérateur, qui dit vouloir "assurer son avenir de façon autonome", compte jouer sur deux tableaux. D'abord, sur la qualité de ses offres, par le développement de "nouveaux usages" et de l'Internet mobile et par le lancement de "nouvelles offres technologiques […] à des prix très agressifs, qui vont renouveler le standard des prix des Box haut et très haut débit".

Bouygues promet par ailleurs qu'il poursuivra ses investissements dans son réseau téléphonique mobile, qui est une étape incontournable pour celui qui veut miser sur la qualité.

Ensuite, sur la masse salariale. Évoqué dans la presse depuis des semaines, un plan social a effectivement été élaboré avec, à la clé, une "réduction des effectifs de 1516 collaborateurs. Selon l'opérateur, les départs volontaires et le reclassement internes seront privilégiés et des négociations seront entamées avec syndicats pour limiter les dégâts.

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