Alors que le régulateur des télécoms américain (FCC) suggère d'autoriser un Internet à plusieurs vitesses, la société BitTorrent Inc a choisi de rallier le combat en mettant un faux site web montrant à quoi ressemblerait un opérateur ne respectant pas la neutralité du net.

Comment faire pour que la neutralité du net soit perçue comme un enjeu de société par le plus grand nombre ? Alors que ce sujet est actuellement en discussion au niveau européen et aux États-Unis, il apparaît que la majorité de la population est inconsciente (ou indifférente ?) du rôle déterminant de ce principe pour la qualité de leur accès à Internet dans son ensemble, sans aucune discrimination.

Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui manquent, même si les opposants à la neutralité sont manifestement beaucoup plus actifs que ses partisans. Un effort de vulgarisation existe afin de rendre les clés du débat compréhensibles par tous, allant de l'infographie montrant le coût qu'aura la disparition de la neutralité sur le prix de l'abonnement au sketch utilisant l'humour comme vecteur de sensibilisation.

Un faux FAI

L'effort des geeks et des amateurs éclairés, qui ne sont plus vraiment à convaincre, est-il suffisant ? Alors que le régulateur américain (FCC) propose d'autoriser un Internet à deux vitesses, avec des voies rapides réservées aux éditeurs de services qui paieront les sommes exigées par les FAI, ce qui de fait privilégie les sociétés déjà installées et ayant d'importants moyens, la société BitTorrent a rallié la bataille.

Toujours dans un effort de pédagogie, la société BitTorrent a mis sur pied un faux site web (Join the Fastline) présentant les offres qu'un opérateur télécom pourrait concocter dans un monde où la neutralité du net n'aurait plus le droit de citer. Quatre formules (Basic, Standard, Extreme, Platinum) sont ainsi proposées, avec une idée force : plus le client paie, plus il aura droit à des avantages, à des services, à du débit et du volume.

Le site est évidemment un prétexte de plus pour avertir la population des conséquences d'un Internet dans lequel l'égalité de traitement de tous les flux de données ne serait plus assuré. Bien que consultable par tous, Join the Fastline vise d'abord les Américains, puisqu'à la fin de la consultation ces derniers sont invités à contacter la FCC et / ou le congrès pour faire entendre leur voix.

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