Du 11 au 17 octobre, l'Europe organise une "Semaine du Code", avec près d'une dizaine d'événements en France. L'objectif : faire naître chez les jeunes une passion pour la programmation, afin de former davantage de développeurs destinés au marché du travail.

Pour la deuxième année consécutive, la Commission Européenne et le "Groupe de Jeunes Conseillers" rattaché à la vice-présidente Neelie Kroes organiseront du 11 au 17 octobre prochains la "semaine du code UE", un événement destiné à promouvoir l'enseignement de la programmation en Europe. Dans tous les pays de l'Union, des partenaires sont invités à organiser des événements locaux pour participer à l'initiative.

La France est actuellement le pays membre le plus dynamique, avec pour le moment sept événements prévus, dont cinq à Paris. Il s'agit de deux "Coding Goûter" qui permettent aux enfants et aux parents de découvrir la programmation dans une ambiance familiale, de deux "Ateliers Scratch" organisés par Les Voyageurs Du Code pour apprendre l'environnement Scratch dédié aux très jeunes développeurs, ou encore d'un atelier CodeAcademy.

"Le numérique fait désormais partie de notre existence ; aussi, les jeunes générations en particulier ont-elles besoin de compétences numériques telles que la programmation", assure Neelie Kroes, en charge de l'agenda numérique à la Commission Européenne. "Dans un proche avenir, de telles compétences seront essentielles pour décrocher un emploi de qualité et indispensables pour créer une entreprise".

Former de futurs chômeurs ?

Au moment où la France va proposer des visas pour les développeurs chinois, russes ou indiens, la Commission Européenne affirme que "malgré les taux de chômage élevés que l'on connaît en Europe, de nombreux postes à pourvoir dans le secteur des TIC restent vacants". Elle rappelle que "l’Union européenne risque de connaître d’ici à 2020 une pénurie de 900 000 spécialistes qualifiés en TIC", ce qui était le chiffre avancé par Bruxelles en 2013 pour justifier la création d'une "Grande Coalition" destinée à former davantage de futurs développeurs en Europe.

Mais ce constat alarmant n'est pas partagé par tous, et en premier lieu par certains syndicats d'informaticiens qui dénoncent une volonté de faire baisser les salaires par la mise en concurrence d'un nombre surabondant de développeurs, alors que de nombreux informaticiens sont déjà au chômage.

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