Une procédure judiciaire entamée en France contre le moteur de recherche de fichiers Dilandau a contraint le site à modifier radicalement son mode de fonctionnement, pour s'appuyer désormais exclusivement sur YouTube.

Selon des informations obtenues par Numerama, les autorités françaises ont ouvert une procédure judiciaire à l'encontre de Dilandau, un site internet bien connu des amateurs de fichiers MP3, disponible en plusieurs langues et notamment en français. Son créateur, Espagnol, avait domicilié ses serveurs chez un grand hébergeur en France. 

Jusqu'à peu, Dilandau proposait aux internautes un moteur de recherche qui permettait de trouver très efficacement des liens de téléchargement de singles ou d'albums, et de noter les liens pour déterminer leur qualité. Il avait même réussi à faire référencer une application Android et une application iOS pour faciliter le téléchargement sur mobiles.

Mais suite à une plainte déposée notamment par la Sacem, le service spécialisé en cybercriminalité de la Gendarmerie de Rosny-sous-Bois a saisi il y a environ un mois les serveurs de Dilandau hébergés en France.

Le succès de l'opération n'aura cependant été que de courte durée. Le site a très vite rouvert ses portes, avec toutefois une modification majeure qui assure désormais sa légalité. Plutôt que de fournir des liens directs de téléchargement de fichiers MP3, qu'il puisait déjà sur des services d'hébergements externes, Dilandau ne s'appuie désormais que sur les vidéos de YouTube, en streaming.

C'est désormais YouTube le seul responsable de la légalité des contenus proposés (comme cela avait été jugé en Belgique), or la filiale de Google a bien passé un accord avec la Sacem.

La procédure se poursuit tout de même pour les faits passés, mais dépend désormais d'une éventuelle commission rogatoire internationale pour obtenir que la justice espagnole prenne le relais. Or cette dernière a une jurisprudence floue sur la légalité ou non des sites des liens.

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