Déjà visé par une assignation en justice pour des clauses jugées inacceptables, le site Booking.com est également ciblé par un contrôle fiscal, qui aurait été engagé "il y a quelques mois". Le portail est en effet accusé de se trouver à la tête d'un montage pour échapper à l'impôt en France.

Régulièrement accusées de ne pas respecter les règles des pays dans lesquels elles opèrent, les grandes firmes américaines qui dominent le secteur du numérique sont de plus en plus souvent la cible des administrations fiscales.

Si les géants comme Google, Apple, Facebook ou Amazon (que l'on surnomme parfois les "GAFA") sont dans le collimateur des autorités, du fait notamment de leur poids important et de leur très grande visibilité dans le paysage médiatique, ces dernières n'oublient pas pourtant de viser des sociétés plus discrètes.

C'est le cas de Booking.com, une importante centrale de réservation consacrée à l'hôtellerie. L'entreprise fait en effet l'objet d'un contrôle fiscal qui a été révélé ce vendredi par BFM. Selon la chaîne, celui-ci a été engagé avant l'annonce par Arnaud Montebourg de l'assignation en justice du portail de réservation en ligne (qui, selon Booking, a en fait été mis sur les rails par son prédécesseur, Pierre Moscovici, le 21 février).

Bercy considère que Booking, qui est une filiale du groupe américain Priceline.com, est à la tête d'un montage visant à réduire son niveau d'imposition en France, en limitant les activités de la branche française de la société a un simple support, tandis que les réservations effectuées depuis l'Hexagone sont en fait gérées via sa division néerlandaise, qui profite d'une niche fiscale locale.

Interrogé par nos confrères, un porte-parole de Booking a assuré que le niveau d'imposition français appliqué à l'entreprise correspond à son activité et estimé "qu'en aucun cas, la situation de Booking.com n’est comparable, ni ne peut être rapprochée à celle d’acteurs tels que Google".

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