Si Orange et Free sont liés par un accord d'itinérance nationale depuis le printemps 2011, celui-ci va commencer à évoluer dès l'année prochaine, selon le PDG de l'opérateur historique. Certaines zones commenceront à sortir de ce partenariat, ce qui permettra du même coup au trublion des télécoms de gagner progressivement en indépendance.

Engagés dans un accord d'itinérance nationale depuis le 3 mars 2011, Orange et Free s'apprêtent à desserrer progressivement les liens qui les unissent. Lors de son passage à BFM TV, remarqué par Freenews, Stéphane Richard a fait savoir que le contrat entre l'opérateur historique et le trublion des télécoms va marquer une étape en 2015, puisque certaines zones sortiront du partenariat dès l'année prochaine.

L'accord d'itinérance nationale s'est déclenché lorsque Free Mobile a atteint de lui-même un niveau de couverture lui permettant d'atteindre 25 % de la population. Il lui permet d'utiliser les antennes 2G et 3G d'Orange, le temps d'installer ses propres infrastructures sur tout le territoire. L'accord doit durer jusqu'en 2018, date à laquelle Free devra couvrir de lui-même 90 % de la population.

À l'heure actuelle, Free assure être en capacité de desservir 65 % de la population française vivant en métropole. C'est du moins ce qu'a indiqué Maxime Lombardini, le directeur général du groupe Iliad, la maison-mère de Free, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat, dont les propos ont été rapportés par Univers Freebox.

Manifestement, Free est en mesure de tenir son objectif pour 2015. En effet, le quatrième opérateur doit atteindre un niveau de couverture de 75 % l'année prochaine (ce qui justifierait alors un relatif désengagement d'Orange dans ses obligations d'itinérance). Ce palier fait en effet partie des engagements de couverture retranscrits dans la licence de l'opérateur.

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est elle aussi en faveur d'une  "extinction progressive de l'itinérance nationale", au moins pour la 3G, afin que l'opérateur prenne son indépendance en douceur, jusqu'à l'échéance de 2018. L'ARCEP pense que Free sera de toute façon demandeur d'une indépendance accrue.

 "Le coût de l'itinérance, couplé avec les engagements de couverture retranscrits dans la licence de Free devraient en principe conduire l'opérateur accueilli à demander de lui-même l'extinction de l'itinérance à l'échéance contractuelle ou même avant", notait l'Autorité.

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