Uber a confirmé cette semaine son intérêt pour les voitures Google Cars, qui lui permettront de proposer des taxis sans chauffeur, à moindre coût.

La bataille des taxis contre les VTC n'était qu'une mise en bouche, tant l'avenir s'annonce sombre pour les chauffeurs quels qu'ils soient. D'ici quelques années en effet, Google espère bien révolutionner le marché du taxi en faisant monter les touristes et les hommes d'affaires dans ses voitures sans volant, conduites par des robots intégrés au tableau de bord.

L'entreprise de VTC Uber, dont Google est un des principaux actionnaires (il l'a d'ailleurs intégré à Google Maps), a en effet annoncé son ambition de remplacer son armée de chauffeurs humains par des voitures automatisées qui ne coûteraient pas plus que leur coût d'acquisition, permettant ainsi de réduire considérablement le coût des courses.

"La raison pour laquelle Uber peut coûter cher c'est que vous payez pour l'autre gars dans la voiture. Quand il n'y a plus d'autre gars dans la voiture, le coût pour prendre un Uber est plus faible", se réjouit Travis Kalanick, le PDG d'Uber. Ce qui n'était l'an dernier qu'une fiction va devenir réalité.

Actuellement, selon ses propres chiffres, l'entreprise recruterait 20 000 chauffeurs par mois à travers le monde, avec une rémunération médiane d'environ 90 000 dollars par an à New York, ou 75 000 dollars à San Francisco. Ce sont autant de chauffeurs qui seront progressivement mis au chômage par l'arrivée des voitures robotisées, qui ne demandent plus qu'une validation juridique pour arriver sur les routes. Une alliance inattendue pourrait alors se former entre les taxis et les VTC, pour lutter ensemble contre les Google Cars et autres taxis sans chauffeurs. 

Au moins à court terme, il est probable qu'ils obtiennent des législations qui interdisent aux robots de prendre des courses. A long terme, c'est toutefois l'inexorable avenir du transport citadin.

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