Dans son dernier observatoire, l'ARCEP indique que le niveau des investissements réalisés par les opérateurs de communications électroniques est resté très élevé. En revanche, l'autorité constate une légère inflexion du nombre d'emplois directs dans ce secteur.

Le niveau des investissements réalisés par les opérateurs n'a pas du tout été affecté par l'arrivée d'un quatrième acteur dans la téléphonie mobile, même si celui-ci a entraîné de facto une concurrence accrue dans ce secteur et une forte baisse du coût des abonnements. C'est ce que note l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes dans son observatoire annuel 2013.

Des investissements qui demeurent élevés…

Bien que qualifiés de "provisoires", ces résultats montrent un effort relativement constant des opérateurs depuis trois ans. "Hors montant consacré par les opérateurs aux achats de licences, le niveau des investissements se maintient donc depuis trois ans à un niveau supérieur à 7 milliards d’euros", écrit l'ARCEP. Sur la décennie écoulée, jamais ils n'avaient investi autant, sauf peut-être en 2006 (7 milliards d'euros).

Sur ce total, le gendarme des télécoms indique "l'activité mobile représente environ le tiers des flux d’investissements des opérateurs" tandis que "la partie de ces investissements réalisés dans le haut et très haut débit mobile (3G et 4G) est estimé à environ 1,7 milliard d’euros en 2013" Si l'on ajoute l'achat des fréquences, l'investissement des opérateurs grimpe jusqu'à un total de 10 milliards d'euros.

…mais une légère contraction de l'emploi

Concernant l'emploi direct, l'ARCEP remarque une contraction survenue en 2013. "Après environ dix ans de baisse continue, le niveau d’emploi des opérateurs s’était globalement amélioré les trois dernières années (2010, 2011 et 2012), mais, en 2013, le nombre de salariés des opérateurs a reculé d’environ 4 000 emplois (-3,3 % sur un an)" pour s'établir à 125 000 fin 2013.

L'autorité ne cite pas Free Mobile comme cause de ce recul, mais évoque plutôt le transfert de certaines activités vers des filiales ou des prestataires externes. Et même si l'année 2013 casse l'élan constaté depuis 2009, après une baisse quasi-constante depuis 1998, celle-ci affiche toujours un niveau supérieur à celui relevé cinq ans plus tôt dans le secteur des télécoms.

( photo : CC BY Owni – Marion Boucharlat )

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