S'il reste essentiellement pensé pour les internautes anglophones, le moteur de recherche DuckDuckGo se présente comme l'alternative la plus crédible à Google. Au point de faire mieux que la référence du marché pour la clarté des résultats.

Au début du mois, nous avions dévoilé sur Numerama la nouvelle interface que le moteur de recherche DuckDuckGo préparait, pour s'offrir un look beaucoup plus moderne et accueillant, capable de crédibiliser DuckDuckGo comme une véritable alternative à l'omnipotent Google. Alors qu'elle n'était accessible qu'en version bêta, la nouvelle interface du moteur de recherche qui respecte la vie privée des internautes est désormais déployée et imposée à tous les utilisateurs.

A cette occasion, DuckDuckGo a détaillé toutes les nouveautés de cette version, qui mérite au minimum d'être testée

Son principal atout réside dans la contextualisation des onglets, qui changent en fonction des mots clés saisis, avec la possibilité de préciser le sens de la recherche. Par exemple, une recherche de "Rolling Stones" va proposer des vidéos (tirées de YouTube) ou des musiques (de Soundcloud) du légendaire groupe de rock, mais il est aussi possible de préciser d'un clic que l'on s'intéressait en réalité au magazine "Rolling Stone", ou à la chanson "Like a Rolling Stone" de Bob Dylan :

Puis, si l'on confirme d'un clic que l'on recherche bien les Rolling Stones en tant que groupe musical :

A titre de comparaison, voici la même recherche sur Google  :

Comparons également une recherche sur le mot "Orange", qui peut désigner aussi bien l'opérateur télécom français que le fruit, ou la couleur. De son côté, Google ne connaît que la marque de téléphonie :

La même recherche sur DuckDuckGo :

Le principal reproche que l'on peut faire à DuckDuckGo aujourd'hui est d'être encore très orienté vers son public anglosaxon, faute de moyens pour développer de véritables versions localisées. Si l'interface est traduite en français, et si les résultats sont orientés la plupart du temps vers les contenus français, beaucoup des services à valeur ajoutée que l'on trouve dans la version anglophone n'existent pas encore dans la version française.

Par exemple, la version américaine de DuckDuckGo affiche des cartes issues d'OpenStreetMap, des recettes de cuisine tirées de Yummly, des actualités piochées dans différents sites de presse… mais rares (voire inexistants) sont ces services, basés sur des centaines d'API, à avoir été adaptés à des versions françaises. Même les informations prises sur Wikipedia sont issues de la version anglophone, et non de la version française. 

Mais il s'agit sans doute d'un défaut de jeunesse qui sera corrigé dans les prochains mois.

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