Disponible depuis mardi, Firefox 29 propose une nouvelle interface graphique baptisée Australis. Très proche de Google Chrome, celle-ci a été diversement appréciée dans la presse généraliste et au sein des médias spécialisés.

Depuis ce mardi, la fondation Mozilla propose une nouvelle version de son navigateur web à télécharger. Numérotée Firefox 29, cette mise à jour apporte bien entendu un certain nombre de changements dans les entrailles du logiciel. Mais si ces modifications ont leur importance, c'est surtout la nouvelle interface graphique de Firefox – baptisée Australis – qui a retenu l'attention.

Les onglets ont désormais des lignes plus douces (fini les onglets rectangulaires !) et le nouveau menu regroupe les principales rubriques du logiciel. Mais dans la presse généraliste comme dans les médias spécialisés, l'arrivée de cette nouvelle version a été diversement appréciée. De nombreux observateurs ont ainsi surtout relevé la proximité visuelle du nouveau Firefox avec Google Chrome.

 

Pour Venture Beat, Firefox 29 est surtout "la preuve que Mozilla se soucie vraiment du design". Si celui-ci n'est pas jugé "révolutionnaire", il a néanmoins le mérite de dépoussiérer le navigateur web en lui offrant une interface graphique "plus jolie" et "plus simple" à aborder, même si le site reconnaît que ces considérations esthétiques ne toucheront pas tout le monde.

De son côté, 20 Minutes juge lui aussi que Firefox 29 est une "cure de jouvence" pour le logiciel grâce à un "lifting réussi" et "élégant". ZDNet estime même que l'interface Australis fait partie des arguments pouvant convaincre les anciens usagers de Firefox passés sur d'autres alternatives (comme Google Chrome) de revenir, grâce à une prise en main facilitée et simplifiée.

Plus nuancé, Le Figaro juge la nouvelle présentation de Firefox "plus dépouillée", mais "d'envergure". Le quotidien note également qu'il s'agit d'une évolution qui rapproche le navigateur de son grand rival, Google Chrome, au point "qu'il n'est pas évident de discerner les deux navigateurs au premier coup d'œil".

Cet avis est partagé par Techcrunch,qui  note le risque d'une "légère confusion" au premier lancement, tant il s'agit-là du redesign "le plus radical" de Firefox depuis des années et surtout depuis le moment où la fondation Mozilla a décidé de revoir le rythme de publication des mises à jour. Et là encore, le parallèle avec Google Chrome n'a pas échappé au site.

En revanche, Libération est plus critique. Ce nouveau design donne "l'impression d’avoir basculé sur Google Chrome". Il s'agit pour le journal d'un "suivisme est particulièrement décevant pour un navigateur à l’identité si forte, qui clame haut et fort sa différence", même s'il reconnaît que Google est une source d'inspiration légitime, tant Chrome dispose d'une interface de grande qualité.

En définitive, l'arrivée d'Australis dans Firefox est-elle une bonne chose pour le navigateur ?

Tout dépend de l'opinion que vous vous faites de Google Chrome, tranche The Register "Dans l'ensemble, si vous étiez satisfaits des décisions de design Google fait avec Chrome, vous serez heureux avec la nouvelle direction de Firefox". Les autres en revanche ne manqueront pas de manifester leur désapprobation. Ce qu'ils ne manquent d'ailleurs pas de faire dans les commentaires de nombreux sites.

Si les orientations de Mozilla font débat, d'un point de vue marketing l'arrivée d'Australis est une bonne nouvelle pour la fondation. Appréciée ou détestée, cette nouvelle interface fait parler d'elle et c'est sans doute ce que Mozilla pouvait espérer de mieux dans la compétition acharnée entre les navigateurs web.

Plus personne ne prêtait vraiment attention aux nouvelles versions de Firefox, surtout avec cette décision d'incrémenter aussi vite le numéro des versions. Avec un rythme de publication plus resserré (toutes les six semaines), la sortie d'une mise à jour n'était plus un évènement comme autrefois, à l'image de Firefox 3, avec une tentative de record du monde via l'opération "Download Day".

Sans cette nouvelle interface, l'arrivée de Firefox 29 aurait eu droit à une couverture médiatique bien moindre. En outre, l'agitation autour du logiciel est aussi une bonne occasion d'inciter d'anciens utilisateurs passés chez la concurrence (essentiellement Chrome) de revenir tester Firefox pendant un temps, avec l'espoir de les convaincre de rester.

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