Ted Sarandos, le directeur des contenus chez Netflix, a confirmé le lancement prochain du service de vidéo à la demande sur abonnement en France.

Cette fois, c'est sûr : les Français pourront accéder à Netflix. Le service de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD) a confirmé ce lundi son intention de proposer une offre pour le marché hexagonal. L'information elle-même n'a pas fait l'objet d'un communiqué de presse, mais a été lâchée par Ted Sarandos, le directeur du contenu, lors d'un échange avec des analystes, et dont ZDNet s'est fait l'écho.

Mais à vrai dire, les propos de Ted Sarandos sont tout sauf une surprise.

Voilà des mois que l'arrivée de Netflix en France est évoquée, rythmée par la découverte d'indices de plus en plus évidents : il y a d'abord eu une prise de contact avec les ayants droit, puis avec les autorités. La publication d'une offre d'emploi a par la suite été remarquée et des fonds ont été levés pour soutenir le développement européen du service. Sans parler de la rencontre entre Netflix et Aurélie Filippetti, fin mars.

Si Ted Sarandos a manifesté l'intérêt de Netflix pour le marché français (mais aussi allemand), le responsable ne s'est toutefois pas beaucoup étendu sur le sujet. Ni la date de lancement ni le lieu d'installation du service n'ont été abordés. Selon les bruits de couloir actuels, la plateforme doit ouvrir ses portes au cours du second semestre et devrait opérer depuis le Luxembourg.

Ted Sarandos a ajouté que Netflix "aura des séries en première mondiale en France et en Allemagne et dans d’autres marchés européens", confortant ainsi la perspective de voir le service de SVOD de financer une série française, sans doute pour faire passer la pilule d'une installation à l'étranger, d'où il entend échapper à la législation qui impose de financer la création audiovisuelle.

Il reste désormais à Netflix de préparer une vaste campagne publicitaire. En effet, un sondage conduit fin mars a révélé que l'immense majorité des Français ne connaît pas l'existence de Netflix. Une ignorance à l'égard de laquelle la concurrence compte certainement capitaliser pour attirer les internautes français avant qu'ils ne soient happés par l'ogre américain.

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