Amazon se veut confiant dans la viabilité de la livraison par drones, dont le projet a été dévoilé en décembre. S'il s'agit encore d'un programme expérimental, le géant du e-commerce affirme qu'il évolue rapidement : son aérodyne s'approche déjà de la huitième génération.

Amazon veut croire à la livraison par drones. Alors que le géant du commerce électronique a présenté il y a quatre mois le projet PrimeAir, dont le but est de délivrer des colis en 30 minutes dans les grandes villes d'ici quatre à cinq ans, son PDG a précisé les contours du programme en affirmant que l'équipe en charge du développement planche déjà sur la huitième génération de l'engin.

"L'équipe en charge du projet Prime Air est déjà en train de tester en vol les générations 5 et 6 des aérodynes, et nous sommes dans la phase de conception des générations 7 et 8", a écrit Jeff Bezos dans une lettre adressée aux actionnaires, dont Re/Code s'est fait l'écho. Visiblement, Amazon veut montrer qu'il progresse vite sur ce terrain puisque la numérotation des générations est déjà bien entamée.

L'objectif de Prime Air n'est pas de remplacer totalement le circuit de distribution habituel, mais de venir en complément. Il n'est pas non plus question de faire porter des charges trop lourdes aux drones. Au regarde de l'autonomie des aérodynes et des limites techniques propres à un tel projet, seuls les grands centres urbains devraient être concernés… ou certaines zones pavillonnaires très denses.

Certaines questions restent en suspend. Si un drone pourra livrer sans trop de difficulté à un colis dans le cas d'un client vivant dans une maison, en déposant le paquet dans le jardin, comment fera-t-il dans le cas d'un appartement ? Faudra-t-il que le client guette le drone à la fenêtre ? Cela semble périlleux, à la fois pour lui, pour la machine et pour la commande.

Si les obstacles techniques et logistiques sont une chose, les défis juridiques en sont une autre. Aux États-Unis comme en Europe, l'aviation civile est réglementée par des règles strictes et contrôlée par des agences spécialisées. Les risques de collision entre drones ou avec un autre aéronef sont à prendre en compte, tout comme l'éventualité d'une chute sur un passant. Mais en la matière, les lignes bougent.

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