En Australie, un drone utilisé sans autorisation des autorités de sécurité aérienne s'est écrasé au sol, blessant une athlète lors d'une épreuve de triathlon. La société qui exploitait le drone pour filmer la course affirme que son appareil a été piraté.

La guerre des drones a-t-elle commencé ? En Australie, un drone utilisé pour filmer une épreuve de triathlon à Geraldton a réalisé une chute de 10 mètres, provoquant des blessures au niveau de la tête d'une athlète, qui a dû être prise en charge par les secouristes et hospitalisée dans un état stable. Certains témoins affirment que l'engin s'est précipité sur la coureuse alors que d'autres croient l'avoir vu trébucher sur l'appareil qui s'était déjà écrasé au sol, ce que confirmeraient les images.

Le propriétaire du drone, Warren Abrams, qui gère une société spécialisée dans la captation d'images, a expliqué qu'il avait perdu le contrôle de son appareil volant qui ne répondait plus aux commandes. Mais pour lui, ce "bug" ne peut avoir été que provoqué délibérément par un hacker qui aurait détourné le canal utilisé pour les communications sans fil entre la télécommande et le drone.

Très maladroit dans sa défense, Warren Abrams a expliqué qu'un incident similaire s'était produit plus tôt dans la journée, et qu'il suffisait d'un simple téléphone mobile pour réaliser ce type de piratage. Or même s'il cherche à reporter la faute sur un tiers qu'il sera très difficile d'identifier, le cinéaste avoue de lui-même qu'il sait le dispositif mal sécurisé, et qu'il a continué à mettre en danger les athlètes alors qu'il avait déjà perdu une fois le contrôle de son drone.

D'une extrémité à l'autre de la Terre, l'incident donne en tout cas raison au coup de semonce donné par le parquet de Nancy, qui avait poursuivi un lycéen pour l'utilisation d'un drone au dessus de la ville (une voie judiciaire qui fut finalement abandonnée après discussions).

Comme en France, où l'utilisation des drones est très encadrée, les autorités aériennes d'Australie imposent que les opérateurs de drones équipés de caméras utilisent des appareils certifiés, et que les entreprises exploitantes bénéficient d'un agrément. Or la société de Warren Abrams, New Era Photography and Film, ne figure pas dans la liste des 92 opérateurs certifiés en Australie.

Or selon les autorités australiennes, les appareils certifiés utilisent des dispositifs de sécurité qui empêchent ce type de piratage.

(Photo : West Australian)

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