M6 lancera jeudi quatre chaînes de télévision exclusivement diffusées sur Internet à travers son site 6Play.

Alors que les groupes de télévision se font la guerre pour accéder aux rares canaux de la TNT gratuite, M6 prend acte du fait qu'Internet devient un mode efficace de distribution de contenus télévisés, qui n'a besoin d'aucune autorisation délivrée par le CSA. Le groupe de Nicolas de Tavernost lancera jeudi quatre nouvelles chaînes TV, exclusivement diffusées à travers son application 6Play, qui permettait jusqu'à présent de revoir les programmes du groupe (M6, W9, 6Ter, Paris Première, Téva,…). 

Les quatre chaînes, qui ne sont que les premières d'une série, s'appelleront Styles (mode et beauté), Stories (téléfilms), Comic (humour), et Crazy Kitchen (cuisine). "L'ambition de 6play aujourd'hui, c'est de donner la possibilité aux téléspectateurs de consommer cet immense réservoir de contenus TV en ligne, en dehors des fenêtres de replay", explique au Figaro Valéry Gerfaud, le directeur général de M6 Web. L'ensemble sera gratuit, financé par la publicité. 

Les chaînes diffuseront des programmes repris de ses chaînes de télévision, mais aussi des programmes produits spécialement ou achetés spécifiquement pour 6Play. L'avantage supplémentaire, par rapport aux chaînes de la TNT, est qu'il n'y aura pas besoin de remplir chaque jour 24 heures d'antenne, puisque les programmes seront vus à la demande, comme sur les services de catch-up TV ou sur les services de vidéos en ligne comme YouTube ou Dailymotion.

Alors que Canal+ a fait le choix de YouTube pour lancer ses propres chaînes thématiques, M6 assume une stratégie plus resserrée sur elle-même. "Alors qu'une vidéo sur YouTube rapporte environ 2 euros pour 1000 vues, ce montant grimpe à 25 euros sur 6play", explique Le Figaro, qui ajoute que 6Play générerait 2 millions de vidéos vues par jour. Soit environ 1,5 million d'euros de recettes publicitaires par mois.

Même si les chaînes sont distribuées exclusivement par Internet, les programmes diffusés sur 6Play resteront soumis aux règles du CSA, qui a compétence sur tous les "services de médias audiovisuels à la demande" (SMAD) dont les contenus sont sélectionnés par l'éditeur.

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