BnFlower prend le virage web 2.0 à travers les blogs
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 23 Juin 2006 à 16h57 -
posté dans High-Tech
Jusque là resté très confidentiel, BnFlower change radicalement de visage pour démultiplier la force de son réseau de collaboration entre artistes et internautes. Avec la version 2 de BnFlower, les bloggeurs sont placés au coeur du dispositif.
BnFlower devient une véritable communauté soudée autour d'une ambition à la fois très simple et très riche. Le réseau, créé par Ignazio Lo Faro, veut redonner au public l'envie de soutenir les artistes, et redonner aux artistes le plaisir de communiquer avec leur public. Le nouveau site réussit cette équation avec brio, en prenant un virage résolument "web 2.0".
Le nouveau site qui ouvre ses portes aujourd'hui propose aux artistes (les "Flowers") de communiquer leurs oeuvres aux internautes. S'ils ont un coup de coeur, ces internautes (les "Bee", ou abeilles) peuvent alors faire connaître l'artiste et son morceau sur leur blog, notamment grâce à un player généré automatiquement à partir des morceaux sélectionnés par l'internaute. Le "Player BnFlower", que l'on peut voir en action sur l'excellent blog d'Alban Martin, permet de lire en un clic les morceaux choisis par Alban. Pour que tout le monde soit gagnant, chaque Bee gagne des points en faisant la promotion des artistes qu'ils apprécient. Les Bee qui gagnent le plus de points voient alors le nom de leur blog affiché sur tous les "players BnFlower" des autres bloggeurs, en signe de reconnaissance. Une façon simple de générer une saine émulation au profit des artistes qui n'ont plus besoin de passer par une radio nationale de grande écoute pour se faire connaître de leur public...."La grande idée de cette nouvelle version est d'offrir de la visibilité à ceux qui diffusent les artistes", note Ignazio Lo Faro. Mais surtout, alors que le débat sur le projet de loi DADVSI a créé une fracture, "les artistes et les internautes se retrouvent main dans la main" autour d'une même ambition. Les artistes qui choisissent d'être diffusés sur le réseau BnFlower ont leur propre page (voir par exemple celle de Lonah), qui leur permet de voir quels sont les bloggeurs qui diffusent leurs oeuvres, combien ils sont, et quelles oeuvres sont les plus appréciées. Attention cependant, "à cause des règles anachroniques de la Sacem nous ne pouvons prendre en compte que les artistes sous licences libres, Creative Commons ou License d'Art Libre", nous prévient Ignazio Lo Faro. En signant à la Sacem, ces artistes ont en effet donné l'exclusivité de la gestion de leurs droits numériques à la société de gestion, qui pourrait se retourner contre BnFlower si les morceaux étaient diffusés sur des blogs, même avec l'accord explicite de l'auteur. Ces derniers, s'ils sont sociétaires, peuvent tout de même créer leur page pour faire connaître leurs oeuvres, mais ils ne pourront pas participer au réseau BnFlower. Encore un excellent exemple de valeur ajoutée par la liberté. N.B. : Ratiatum, partenaire de BnFlower, implantera bientôt cette nouvelle version dans la section Musique du site. 5
Commentaires à propos de BnFlower prend le virage web 2.0 à travers les blogs
![]() Darkfrogger
Le 23 Juin 2006 à 18h45
quote: Attention cependant, "à cause des règles anachroniques de la Sacem nous ne pouvons prendre en compte que les artistes sous licences libres, Creative Commons ou License d'Art Libre"
Tant mieux !!! ca fera la nique aux majors ! ![]() roger.chacal
Le 25 Juin 2006 à 10h53
C'est quoi le rapport entre Sacem et Majors ? il existe des artistes exploités par les majors qui ne sont pas affiliés à la Sacem. Dans ces cas là, la maison de disque ne paie pas de droits de reproduction mécanique. Et si elle en paie, elle les déduira des royalties de l'artiste par le biais d'abattements hérités du temps des yé-yé... bref tout ça pour dire que la Sacem fait son beurre de toute manière et pour mettre court à une idée reçu : elle ne protége pas les artistes et leurs compos d'un éventuel plagiat!; !ce n'est pas son rôle. Son unique rôle est de récupéré du pognon suite à l'execution publique des oeuvres de son répertoire et d'en prélever une part substantielle pour ses propres besoins. Un artiste membre de la sacem est sous le joug d'une sorte de licence globale pour le coup...
![]() roger.chacal
Le 25 Juin 2006 à 10h57
j'etudie d'ailleurs le problème d'incompatibilité entre sacem et creative commons et si cela est aussi le cas pour les sociétés d'auteurs etrangères comme Sabam, MCPS, Gema etc... Je pense qu'il devient de plus en plus intolérable qu'un artiste ne puisse mettre gratuitement à disposition du public ses oeuvres sans devoir en référer à la Sacem.
![]() bill gratte
Le 25 Juin 2006 à 18h04
Je viens de découvrir que l'innovation de l'été c'est l'autoradio avec baladeur MP3 intégré encodeur et décodeur.
Vendu ici: http://www.feuvert.f...ions/index.html Lorsque la loi DAVDSI va s'appliquer, tous ceux qui auront acheté cet autoradio vont avoir droit aux amendes prévues. Alors, je suggère d'avertir sur les risques encourus et puis, c'est la boite "Feu Vert" qui doit être aussi poursuivie pour mettre un logiciel favorisant la copie d'oeuvres protégées. Et puis c'est aussi les fabricants de ces autoradios et même je crois les importateurs et les transporteurs. Ah, j'oubliais le vendeur qui va nous vanter les mérites de cet autoradio. Mais finalement je crois que je vais l'acheter avant que la DAVDSI soit votée car je vais pouvoir écouter tranquille sur mon ordinateur les musiques que je vais enregister en roulant. Dommage que ce soit du MP3 parcequ'il y a mieux. ![]() |
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