Si Facebook a acquis WhatsApp le mois dernier pour 19 milliards de dollars, d'autres entreprises s'intéressaient aussi à la startup. C'est le cas de Google, qui a toutefois démenti vouloir l'acheter, et de Microsoft.

Le mois dernier, Facebook a créé la surprise en annonçant la plus spectaculaire acquisition de son histoire. Très loin devant Instagram, qui avait pourtant coûté un milliard de dollars au réseau social, l'achat de WhatsApp s'est élevé à 19 milliards de dollars (en cash et actions). À cette occasion, le site communautaire a pu récupérer les utilisateurs de WhatsApp – très nombreux – et  neutraliser du même un coup un dangereux rival.

Mais Facebook n'était pas le seul géant du net à s'intéresser de très près à l'application mobile spécialisée dans la messagerie instantanée. Fin février, la presse américaine a prêté à Google le désir de mettre la main sur le logiciel pour contrecarrer les projets du réseau social. Cependant, la firme de Mountain View a vivement démenti l'information.

Outre Google, Microsoft lorgnait aussi sur WhatsApp. C'est en tout cas ce qui ressort d'une interview accordée par Bill Gates au magazine Rolling Stone. Interpellé au sujet des vues de Google sur cette startup, le fondateur de Microsoft a affirmé que le géant de Redmond aurait pu faire une offre mais pas aussi élevée que celle déposée par le site communautaire.

À ce sujet, Bill Gates partage aussi l'analyse que l'achat de WhatsApp s'inscrit dans une stratégie plus globale qui consiste à tuer dès que possible les sites qui pourraient supplanter Facebook afin de ne pas subir le même sort que MySpace, qui s'est laissé complétement déborder par son challenger. "Cela signifie que Mark Zuckerberg veut que le prochain Facebook soit Facebook", a-t-il expliqué.

"Mark a la crédibilité nécessaire pour dire : 'Je vais dépenser 19 milliards à acheter quelque chose qui n'a aucun modèle économique'. Je pense que son agressivité est sage – même si le prix est plus élevé que ce que j'aurais pensé. [Ce rachat] montre que les bases de données d'utilisateurs sont extrêmement précieuses", a conclu Bill Gates.

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