Lancé début 2012, Free Mobile est aujourd'hui un acteur incontournable de la téléphonie mobile. L'opérateur compte plus de 8 millions d'abonnés.

Xavier Niel peut avoir le sourire. Son pari dans la téléphonie mobile est définitivement remporté malgré toutes les Cassandre qui prophétisaient le contraire. Ce lundi, Iliad a publié ses résultats annuels (.pdf) pour 2013. Il en ressort que sa division mobile est parvenue à attirer plus de 8 millions de clients en l'espace de deux ans grâce à ses deux forfaits, le premier à 19,99 euros par mois et le second à 2 euros.

Mais plus encore que le nombre d'abonnés dans le mobile, c'est le classement des opérateurs qu'il faut désormais suivre. En effet, la progression de Free Mobile a été si spectaculaire que la société est aujourd'hui à quelques encablures de Bouygues Telecom, qui comptait un peu plus de 11 millions de clients dans le mobile fin 2013.

Certes, l'écart entre les deux opérateurs se compte encore en millions d'abonnés, mais celui-ci s'est considérablement réduit avec le temps. En outre, la dynamique est clairement du côté du trublion des télécoms. Free s'est en effet distingué en 2013 en étant le premier recruteur dans la téléphonie mobile sur l'année, avec 2,8 millions de nouveaux abonnés (il en comptait 5,2 millions fin 2012).

Autrement dit, Free Mobile pourrait peut-être gagner une place dans les prochains mois et se retrouver en troisième position, derrière Orange et SFR, qui de leur côté jouissent d'une avance trop importante pour que Free Mobile envisage de les rattraper à court et moyen terme. Mais la dynamique qui a porté Free deux ans durant a-t-elle encore le carburant nécessaire pour continuer ainsi pendant des mois ?

Cette question, Free pourrait y échapper. L'entreprise est en effet engagée dans des discussions avec Bouygues Télécom pour racheter son réseau mobile (infrastructures et fréquences ; le transfert de la clientèle n'est pas à l'ordre du jour) 1,8 milliard d'euros si la fusion entre Bouygues et SFR s'engage effectivement.

Mais encore faut-il que les autorisations nécessaires soient délivrées. Si Bouygues ne rachète pas SFR, ce scénario n'a aucune chance de voir le jour…

Mise à jour : une version précédente de l'article indiquait que l'éventuelle cession de la branche mobile de Bouygues à Free intégrerait la clientèle. Cette perspective n'a pas été officiellement évoquée par les deux parties. L'erreur a été retirée et l'article a été mis à jour.

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