Bouygues Telecom a déposé mercredi soir une offre de rachat de SFR relativement proche de celle de Numericable en terme de valorisation financière, mais avec un montage capitalistique plus favorable à Vivendi, la maison-mère de SFR.

Comme prévu, Bouygues Telecom a déposé mercredi soir son offre de rachat de SFR, pour tenter de faire obstacle à son acquisition par Numericable. La filiale du groupe dirigé par Martin Bouygues a proposé de verser 10,5 milliards de dollars en cache à Vivendi, la maison-mère de SFR, et lui propose de conserver 46 % des parts de la joint-venture qui serait créée entre Bouygues Telecom et SFR. "Ils auront ensuite la possibilité de vendre 15 % de leur participation sur le marché une fois la nouvelle entité constituée mise en bourse", précise Le Monde. Une augmentation de capital serait ensuite réalisée une fois la société créée et mise en bourse, pour valoriser la nouvelle entité à 14,5 milliards d'euros.

Dans sa propre offre de fusion, Numericable a proposé une opération qui valoriserait également SFR à 15 milliards d'euros. Mais le fonds Altice, qui détient Numericable, ne proposait à Vivendi que de conserver 32 % des parts.

"SFR est une maison avec laquelle nous avons l'habitude de travailler, nous avons trois partenariats en cours dont l'accord de mutualisation des réseaux signé en 2014", souligne par ailleurs Martin Bouygues pour insister sur la faciliter d'intégration des deux groupes — mais Numericable est également habitué à travailler en partenariat avec SFR.

Comme il l'avait assuré personnellement auprès de François Hollande, Bouygues a promis malgré 10 milliards d'euros de synergies, de ne pas licencier de personnels qui se retrouveraient en doublon. Une promesse à laquelle a dû aussi se résoudre Numericable. Il promet aussi d'investir 400 millions d'euros par an pour déployer la fibre optique en France.

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