Une étude commandée par Orange montre que la confiance des consommateurs envers les entreprises privées a chuté, particulièrement lourdement pour les réseaux sociaux comme Facebook.

Orange fait du respect de la vie privée de ses abonnés et de la sécurité de leurs données personnelles son nouveau cheval de bataille pour vendre ses services, en particulier d'hébergement. Mais il reste encore un gros travail de conviction à réaliser, qui n'est pas seulement dû au vol de données dont les abonnés d'Orange ont été victimes le mois dernier.

L'opérateur a fait réaliser une étude par le cabinet britannique Loudhouse, auprès de 2 028 personnes dont 506 en France. Les résultats montrent que la confiance que les consommateurs font aux entreprises privées qui collectent leurs données personnelles s'est effondrée depuis un an, probablement sous le double effet des scandales révélés par Edward Snowden et du développement massif de la publicité ciblée.

Ainsi, 29 % des sondés disent faire moins confiance aux entreprises qu'il y a un an. La chute est particulièrement spectaculaire pour les réseaux sociaux (- 46 %), mais aussi importante pour les FAI et opérateurs mobiles (- 26 %), les éditeurs d'applications mobile (- 26 %), ou les fabricants de terminaux (- 19 %). Curieusement la question n'a pas été posée pour les hébergeurs de fichiers et autres documents personnels ou professionnels.

Interrogés pour savoir à qui ils faisaient le plus confiance pour protéger leurs données personnelles, les sondés ont répondu majoritairement qu'il s'agissait des banques et autres institutions financières (51 %). A l'extrême opposée, les réseaux sociaux (20 %) sont ceux à qui les utilisateurs font le moins confiance, alors qu'ils sont aussi souvent ceux à qui le plus de données sont fournies. Joli paradoxe.

  • Institutions financières : 51 %
  • Opérateurs de téléphonie mobile : 41 %
  • Fabricants de terminaux : 41 %
  • Fournisseurs de services Internet : 41 %
  • Développeurs d’applications : 24 %
  • Réseaux sociaux : 20 %

Autre pavé dans la mare, cette fois à l'encontre de la CNIL et de ses homologues européens, seuls 12 % des sondés estiment que les organisations gouvernementales font un bon travail pour informer les citoyens sur la gestion de leurs données personnelles, contre 36 % pour les associations de consommateurs. Plus d'un tiers des sondés (37 %) ne savent pas dire, spontanément, qui les informe correctement.

Enfin, seulement 16 % des sondés estiment que les bénéfices qu'ils reçoivent en terme de services offerts sont équitables par rapport aux données personnelles qu'ils fournissent aux Facebook, Google et autres fournisseurs de services en ligne.

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