Google et Foxconn ont un intérêt commun : la robotique. Le premier, parce qu'il a amorcé il y a quelques années un virage l'entraînant dans de nouveaux domaines technologiques. Le second, parce qu'il en a besoin pour ses chaînes d'assemblage.

Qu'il semble loin le temps où Google, alors petite startup de la Silicon Valley, se limitait à l'indexation des contenus sur le web. En l'espace de quinze ans, le moteur de recherche américain a profondément évolué pour devenir une toute autre entreprise. D'ailleurs, il suffit pour s'en convaincre de passer en revue ses récentes acquisitions et ses nouveaux projets.

En l'espace de quelques années, Google a mis au point une voiture autonome, conçu des lunettes de réalité augmentée, acquis un spécialiste dans les objets connectés, acheté un spécialiste de l'intelligence artificielle, dévoilé des lentilles de contact intelligentes, soutenu une société de séquençage ADN (23AndMe) et pris le contrôle de startups spécialisées dans la robotique.

La firme de Mountain View n'entend visiblement pas en rester là. Selon le blog Digits du Wall Street Journal, Google s'est rapproché du géant chinois Foxconn, sachant que ce dernier a un intérêt direct dans la robotique. En effet, le manufacturier a fait savoir dès 2011 son intention de robotiser davantage ses chaînes de montage. D'ailleurs, il a commencé à remplacer certains ouvriers dès l'année suivante.

Une rencontre a ainsi eu lieu à Taipei (Taïwan) entre Andy Rubin, désormais en charge de la robotique chez Google, et Terry Gou, le patron de Foxconn. Objet de cette réunion ? Déterminer si le déploiement de nouveaux systèmes automatiques au sein des usines de Foxconn peut être envisagé, afin que les robots puissent exécuter des tâches plus complexes, avec à la clé la mise au point d'un nouvel OS.

Le virage amorcé par Google est, selon Laurent Alexandre, le signe que la firme de Mountain View a compris que la révolution des technologies NBIC (nanotechnologies, bio-ingénierie, informatique et cognition) sera le grand enjeu du 21e siècle. Ce qui explique pourquoi l'entreprise américaine se lance dans des projets aussi surprenants les uns que les autres.

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