Eric Schmidt en est convaincu : les jours de la censure sont comptés. En tout cas lorsqu'elle est appliquée par des gouvernements. Selon le patron de Google, le chiffrement généralisé des communications électroniques va participer à l'ouverture de pays contrôlés ou fermés, comme la Chine.

Eric Schmidt persiste et signe. Dans un discours prononcé au Forum économique mondial, à Davos, le président de Google a affirmé que le chiffrement généralisé des communications électroniques va mettre fin à la censure des États. En particulier, la politique de contrôle d'Internet appliquée en Chine perdra en efficacité, ce qui permettra aussi au moteur de recherche américain de mieux pénétrer ce marché.

"Il est possible qu'au cours de la prochaine décennie, avec l'usage du chiffrement, nous soyons en mesure d'ouvrir des pays qui ont des lois strictes en matière de censure… donnant ainsi à la population la possibilité de s'exprimer", a commenté Eric Schmidt, qui n'oublie pas par ailleurs les importantes perspectives commerciales pour l'entreprise si elle arrive à entrer davantage dans le marché chinois.

Selon le patron de Google, le chiffrement généralisé des communications électroniques ne va pas seulement abattre les murs de la censure érigés par des gouvernements autoritaires. Cela va aussi compliquer la tâche des agences de renseignement, notamment occidentales, à commencer par la NSA, même si cette orientation ne constitue pas une réponse définitive à l'enjeu de la surveillance de masse.

Eric Schmidt avait déjà défendu le principe du chiffrement total des télécommunications en novembre, quelques mois après s'être rendu en Corée du Nord pour défendre, sans grand succès, l'ouverture du pays le plus fermé au monde et la mise en place d'un Internet libre. Mais si la lutte contre la censure des États est une excellente chose, quid de celle appliquée par des multinationales, comme Google ?

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