Les équipementiers télécoms pensent déjà à la 5G. Alors que la 4G se déploie progressivement en Europe, les fabricants préparent le coup d'après. C'est le cas du chinois Huawei, très présent en France, qui annonce un investissement de 600 millions de dollars dans la 5G pour les 5 prochaines années.

Au moment où s'engage la bataille de la 4G en France, les équipementiers du secteur télécoms préparent déjà le coup d'après. Car si la 4G est la première norme à fournir du "très haut débit mobile", elle n'est qu'une étape dans l'évolution des standards de la téléphonie mobile. D'autres suivront, avec à chaque fois la promesse d'un débit toujours plus important.

C'est le cas de la 5G, dont l'arrivée est prévue pour 2020. Plusieurs sociétés sont d'ores et déjà en train de plancher sur les technologies qui serviront au déploiement de la cinquième génération des communications mobiles. C'est le cas de Samsung, qui a procédé à un test dans la bande SHF (Super Haute Fréquence). C'est aussi le cas de Huawei, qui compte dépenser beaucoup en recherche et développement.

Le constructeur chinois prévoit en effet de dépenser au moins 600 millions de dollars dans la 5G d'ici les cinq prochaines années dans la recherche et l'innovation, signale Reuters. Ce montant ne concerne pas les investissements dans les produits 5G, a ajouté l'entreprise, comme pour bien marquer l'effort engagé dans ce domaine.

La 5G est un enjeu en devenir pour Huawei, qui fabrique et vend des équipements de télécommunications aux opérateurs de téléphonie mobile. En France, les produits du fabricant chinois figurent dans certains réseaux. D'après les informations de l'AFP, le matériel d'Huawei représente 40 % de l'infrastructure de SFR dans le mobile et 50 % chez Bouygues Télécom.

En Europe, la commissaire en charge du numérique rêve de voir le Vieux Continent prendre la tête de la course à la 5G. "D'accord, nous avons manqué la 4G et nous étions en pointe sur la 3G. Maintenant, emparons nous de la 5G", lançait-elle en septembre. Des mécanismes de financement existent à cette fin, même si les sommes évoquées sont plus modestes que les montants mis sur la table par les groupes privés.

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