Face à des smartphones vendus très chers et dans une période où le pouvoir d'achat est la préoccupation principale des Français, le marché des mobiles d'occasion constitue une alternative qui attire de plus en plus. C'est ce que révèle une enquête, qui montre qu'un sondé sur deux est prêt à acquérir un smartphone déjà utilisé.

En entrant sur le marché de la téléphonie mobile, Free a cassé le prix des forfaits. Tous les opérateurs proposent désormais des offres inférieures à vingt euros mois et quelques formules descendent même sous la barre des quinze ou des dix euros. Mais du côté des téléphones portables, il faut encore débourser plusieurs centaines d'euros pour en acquérir un neuf.

Dans une période où le pouvoir d'achat est fort contraint, les Français se convertissent petit à petit au marché de l'occasion. C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude conduite par TNS Sofres qui indique que deux tiers "des futurs acheteurs disent qu'ils seront très attentifs au prix de leur prochain mobile" et qu'ils "sont prêts à revendre l'ancien pour financer le nouveau".

Évidemment, encore faut-il qu'une demande existe pour revendre son ancien mobile. Justement, l'enquête menée par TNS Sofres du 29 août au 3 septembre 2013 auprès d'un échantillon représentatif de 1004 personnes (et selon la méthode des quotas) révèle qu'une personne sur deux "serait prête à acheter d'occasion" un mobile pour éviter de payer trop cher.

Cela étant, si la revente (ou le don) d'un mobile à un tiers est une éventualité pour 80 % des sondés, l'enquête met en lumière des freins à l'essor de ce marché d'occasion. L'obstacle principal réside dans la garantie de suppression des données de l'ancien téléphone, afin que le nouveau propriétaire n'accède à aucune information privée de l'ancien utilisateur.

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