Les craintes liées à l'impression tridimensionnelle conduisent de plus en plus de politiques à se positionner en faveur d'une nouvelle législation. Après un élu de Californie, c'est un politique new-yorkais qui propose de verrouiller certains usages, notamment ceux permettant de concevoir une arme à feu.

Si la conception d'armes à feu par des imprimantes tridimensionnelles ne représente qu'une infime partie des usages que celles-ci autorisent, le fantasme d'un pistolet élaboré par un périphérique en passe de devenir grand public pousse de plus en plus de politiques à réclamer une législation spécifique afin d'empêcher une prolifération qui pourrait mettre à mal la moindre règlementation relative aux armes.

Cette tendance est manifeste dans les pays anglo-saxons. Aux États-Unis, un élu de Californie a par exemple suggéré de conditionner la vente des imprimantes 3D à des autorisations préalables délivrées après enquête administrative, comme les armes elles-mêmes. En Australie, la police s'est livrée à un exercice de communication pour dissuader les citoyens de s'intéresser à cette technologie.

Il est également envisageable que les gouvernements contactent les éditeurs de logiciels de modélisation ou de pilotes d'imprimantes 3D afin de les inciter, d'une façon ou d'une autre, à bloquer la conception de certaines pièces qui pourraient s'avérer indispensables au bon fonctionnement d'une arme à feu, même de petit calibre. Cela aurait l'avantage de ne pas bloquer la technologie de l'impression tridimensionnelle.

Selon les informations d'Epoch Times, la ville de New York pourrait voir sa législation évoluer très prochainement afin de prendre en compte la réalité des possibilités offertes par l'impression tridimensionnelle. La proposition vise à rendre illicite l'utilisation d'une imprimante 3D pour concevoir n'importe quel élément destiné à une arme à feu, à moins que l'usager ne soit armurier.

De plus, même en possession de la licence adéquate, l'armurier aurait l'obligation d'informer la police de New York dans les 72 heures après l'impression de n'importe quelle pièce de l'arme. Ainsi, les autorités pourraient avoir un suivi de ces armements, réputés indétectables du fait de l'usage du plastique. D'autres modifications législatives sont prévues sur les munitions, le numéro de série et la destruction des armes.

( photo : CC BY-SA Renatus )

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