L'association américaine des studios de cinéma, la MPAA, veut démontrer son attachement au peer-to-peer. Elle tient un stand au TelecomNext de Las Vegas où elle se fait l'avocat des technologies de six éditeurs de P2P, dont BitTorrent.

La MPAA qui se fait publiquement le promoteur du Peer-to-Peer, c’est sans aucun doute une première. Une première d’une telle importance que le lobby hollywoodien l’annonce en grande pompe. L’association est présente depuis lundi au TelecomNext de Las Vegas, une grande manifestation sur les télécommunications.

Logée dans son stand 564 noyé au milieu d’industries des télécoms, la MPAA s’est assurée les services d’experts du P2P pour « démontrer les méthodes que leurs sociétés ont développer pour faciliter la distribution légale de films en ligne et pour protéger les droits d’auteur dans un environnement numérique » : Audible Magic, BitTorrent Inc., CacheLogic, Peer Impact, Red Swoosh et Thomson Content Security.

La MPAA précise qu’elle ne soutient aucune technologie de légalisation des échanges en particulier, mais qu’elle est « fière de mettre en lumière les six entreprises qui seront présentes au stand de la MPAA en tant qu’exemples de ce type d’outils« . Oui, même BitTorrent, avec qui la MPAA a conclu un accord qui vise à débarasser le moteur de recherche officiel de tout fichier distribué illégalement.

BitTorrent, principalement utilisé aujourd’hui dans un environnement illicite, fait donc désormais ami-ami avec la MPAA aux côtés de Peer Impact, un service P2P entièrement contrôlé et filtré, et de Red Swooch, un éditeur de grilles de distribution type Kontiki. Audible Magic est lui un spécialiste du filtrage des réseaux P2P par comparaison d’empreintes, tandis que Thomson Content Security se consacre aux DRM. CacheLogic, enfin, propose aux fournisseurs d’accès à internet des solutions de gestion sélective de la bande passante, pour mieux contrôler le traffic lié au P2P (il est par ailleurs associé à BitTorrent avec NTL).

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