La Commission européenne a lancé une ultime mise en garde à la Chine pour l'inciter à revoir sa politique commerciale dans le secteur des télécoms. Bruxelles suspecte Pékin de subventionner illégalement ses champions, à savoir Huawei et ZTE. Si rien ne change, l'exécutif européen se dit prêt à taxer certains produits des deux équipementiers.

La Commission européenne hausse le ton. Ce mercredi, Bruxelles vient d'annoncer le lancement d'une action contre Huawei et ZTE. Les deux équipementiers chinois sont en effet dans le collimateur des autorités du Vieux Continent, qui les suspectent de percevoir des subventionnements de Pékin, faussant ainsi la concurrence avec les autres acteurs (européens) du secteur.

Jusqu'à présent, les contacts entre la Chine et l'Union européenne n'ont pas permis de résoudre ce dossier à l'amiable. Or, l'affaire dure maintenant depuis plusieurs mois. Décidé à mettre fin à ce dumping déloyal, le commissaire en charge du commerce, Karel de Gucht, veut envoyer un avertissement : si ces pratiques ne cessent pas, alors les produits vendus par les deux firmes pourront être taxés.

Dans son communiqué, la Commission européenne précise que la mise en garde est pour l'instant en suspend. Bruxelles veut en effet laisser encore un peu de temps pour les négociations. Si jamais l'avertissement de l'exécutif européen se concrétise en véritable action, les équipements pour les usagers (modems, téléphones…) seront épargnés.

Pour l'instant, la Commission européenne n'a pas précisé quel délai elle comptait accorder pour d'ultimes tractations avec les représentants chinois, pas plus qu'elle n'a évoqué le montant éventuel d'une taxe frappant les équipements destinés au marché européen. La taxe pourrait générer un gain substantiel, puisque la valeur annuelle des marchandises chinoises dans le secteur des télécoms est évaluée à un milliard d'euros.

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