Si vous lisez cet article, c'est probablement que le monde du peer to peer vous intéresse. Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul. Malgré les menaces croissantes des industries du disques et du cinéma, le peer to peer ne cesse de voir son nombre d'utilisateurs grandir. Lorsque l'on regarde le nombre d'utilisateurs du peer to peer, on a peine à croire qu'une quelconque legislation pourrait venir enrayer le phénomène.

Sur CNet Download, 10 clients P2P viennent se loger parmi les 25 logiciels les plus téléchargés du site. Voici le nombre de téléchargements effectués par exemple la semaine dernière :
– Kazaa : 2.816.727
– Morpheus : 482.984
– iMesh : 396.341
– Bearshare : 166.722
– LimeWire : 94.927
– Grokster : 81.176
– Xolox : 79.230
– QtraxMax : 77.954
– Blubster : 75.024
– WinMX : 48.689

Si l’on retirait du top 25 les logiciels qui n’ont rien à voir avec le peer to peer ou le multimédia, seuls 5 resteraient. Mais ce tableau nous permet également de voir à quel point Kazaa domine le monde du P2P. En additionnant les scores de l’ensemble des clients Gnutella présents ici, nous arrivons à peine à 1.000.000 de téléchargements, contre près de 3.000.000 pour le logiciel hollandais.

Dès lors, on comprend bien à quel point Kazaa est une cible de choix pour les défenseurs des droits d’auteurs. Mais à la vue de ces chiffres, quelles mesures pourraient venir enrayer un tel phénomène ?

Techniquement et légalement, il sera très difficile pour les majors de venir lutter comme elles le prévoient en hackant les ordinateurs de ceux qui partagent des données protégées. Les actions juridiques n’auront également que peu d’effet.

La probable seule mesure réellement efficace serait de s’en prendre directement à la source, au niveau des connexions Internet. En Amérique du Nord, les fournisseurs d’accès commencent ainsi à ré-imposer des quotas d’uploads qui interdisent tout partage de fichiers. Mais en Europe, le peer to peer est davantage un argument publicitaire pour les FAI. Comment croire qu’elles puissent demain venir prendre des mesures contraires ? Espérons qu’ils ne le feront pas.

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