Le Parti pirate va présenter deux candidats dans le cadre d'élections législatives partielles suite à l'annulation de deux scrutins par le Conseil constitutionnel.

Mise à jour – Ça ne sera pas pour cette fois. Les deux candidats du Parti pirate ne participeront pas au second tour des élections législatives partielles, n'ayant pas réussi à rassembler assez de voix sur leurs candidatures.

Le détail des résultats provisoires peut être consulté sur le site du Quai d'Orsay.

Sujet du 21 mars – Le Parti pirate repart en campagne. Avec l'annulation de l'élection de deux élues PS par le Conseil constitutionnel suite au rejet de leurs comptes de campagne, il manque aujourd'hui deux députés pour représenter l'ensemble des Français établis hors de France. L'occasion était trop belle pour la manquer. Le mouvement présentera donc deux candidats.

Pour la première circonscription (Amérique du Nord), c'est Véronique Vermorel, étudiante à l'école supérieure des sciences économiques et commerciales, qui portera les couleurs du Parti pirate avec Mathieu Chambefort, étudiant ingénieur en Sciences de la Terre à Polytech UPMC, en tant que suppléant. Cette équipe s'était présentée en 2012 dans le 14ème arrondissement de Paris.

Pour la huitième circonscription (Italie, Malte, Vatican, Saint Marin, Grèce, Chypre, Turquie, Israël), il faudra compter sur Alix Guillard, webmaster, et sa suppléante Carole Fabre, consultante et formatrice en stratégies digitales. Ici, Alix Guillard était suppléant en 2012 pour la quatrième circonscription, tandis que Carole Fabre était candidate dans l'une des circonscriptions de Haute-Garonne.

À nouveau, le Parti pirate opte pour une "campagne à zéro euro". Sans moyen, les candidats et leurs équipes "promettent de multiplier les actions créatives et décalées, à leur image" tout en soulevant "des questions de fond". Il leur faudra aussi apporter des réponses pour convaincre les électeurs, qui brandiront sans doute d'autres problématiques que celles traditionnellement débattues au sein du mouvement.

Ainsi, outre la protection des libertés individuelles et le partage de la culture, le Parti pirate souhaite également défendre l’exemplarité démocratique, la valorisation de l’entrepreneuriat et la lutte contre les connivences et la spéculation.

Reste désormais à convaincre. L'an dernier, sur les 101 candidats présentés par le Parti pirate, seuls 2 d'entre eux ont dépassé la barre des 2 % et 19 celle des 1 %. Dans la première circonscription dédiée aux Français de l'étranger, le Parti pirate a obtenu 1,29 % des voix. Dans la huitième, le score est inférieur à 1 %. La tâche s'annonce particulièrement ardue pour les pirates.

Si ces législatives partielles sont le prochain rendez-vous électoral du mouvement, le véritable enjeu sera en 2014 avec les élections municipales et territoriales. Ce scrutin pourrait lui être assez favorable dans la mesure où une partie des sièges est répartie à la proportionnelle.

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