Le géant mondial de la musique issu de la fusion entre Sony Music et BMG ne se porte pas bien. Le New York Post affirme que le groupe est destiné à la dissolution si la situation ne s'améliore pas.

Nous rapportions en octobre dernier qu’il y avait de l’eau dans le gaz chez les dirigeants et actionnaires de Sony BMG, la joint venture formée entre les deux majors de l’industrie musicale. Le New York Times indiquait alors que le poste d’Andrew Lack à la tête de la société était menacé. Il y a quelques jours, l’ancien président de Sony Music a effectivement été sanctionné et démi de son poste dans un jeu de chaises musicales internes à Sony BMG. Il a échangé sa fonction avec Rolf Schmidt-Holtz, ancien président de BMG, et jusqu’alors président du conseil d’administration de la joint venture.

Dimanche, c’est cette fois le New York Post qui affirme que « des murmures dans les classes bavardes de l’industrie musicale la semaine dernière indiquent que sans une amélioration marquée à la fois dans les résultats et sur la politique interne, SonyBMG est destinée à la dissolution« .

Le déclin de BMG serait particulièrement visé et critiqué par les actionnaires, et par une partie du corps dirigeant. En 2003, avant sa fusion avec Sony Music, BMG comptait 15,5 % de parts de marché sur les albums. L’an dernier, la major allemande n’en a obtenu que 11,8 %. La part de marché totale du groupe ne cesse de chuter alors que le succès d’Universal s’accroît et que ses rivaux EMI et Warner se portent bien.

« A partir de 2007, Sony ou BMG peuvent déclencher une option de vente ou d’achat sur leur moitié de l’entreprise, et de ce fait permettre à l’autre partie ou à un tiers de la vendre ou de l’acheter« , indique le Post.

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