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Spotify espère convaincre les majors d'être moins gourmandes
Julien L. -
publié le Mercredi 20 Février 2013 à 15h54 -
posté dans Musique Numérique
Pour exploiter le catalogue des labels de musique, Spotify doit reverser à ces dernières une partie très importante de ses gains. Bien que fréquentée par des millions d'internautes, la plateforme peine à être rentable. Celle-ci a donc décidé de négocier une baisse des montants exigés par les maisons de disques.
Mais si ces services délivrent de la musique à des millions d'auditeurs, leur modèle économique demeure très fragile. C'est le cas de Spotify, qui peine encore à être rentable alors que son offre est disponible depuis 2008. Résultat, l'entreprise suédoise aurait ouvert des discussions avec les principales maisons de disques. Le but ? Les persuader d'exiger moins d'argent pour l'exploitation de leur catalogue. C'est The Verge qui signale l'existence de ces négociations. Spotify serait entré en contact avec les trois principales majors du marché, à savoir Universal, Sony et Warner pour évoquer une ristourne sur le droit d'exploitation. Aujourd'hui, les labels récupèrent 70 % du chiffre d'affaires généré par Spotify en échange de leur feu vert pour diffuser leurs œuvres. Mais le service de streaming estime que c'est dans leur intérêt d'accepter une baisse du droit d'exploitation, car l'industrie du disque n'apprécierait pas du tout un scénario dans lequel Spotify échoue. Un échec de cette nature pourrait non seulement porter un mauvais coup à la diversité de l'offre légale, mais également pousser de nombreux internautes à retourner dans le circuit du téléchargement illégal. Selon Spotify, son service est fréquenté par 20 millions d'internautes dont 5 millions paient un abonnement mensuel pour éviter la publicité. Pour éviter que les majors ne rognent leurs marges, il faudrait que Spotify attire beaucoup plus de membres. Mais encore faut-il avoir de quoi les appâter. L'entreprise serait en train d'évaluer la faisabilité d'un offre gratuite sur mobile, mais financée par la publicité. Comme la formule gratuite accessible depuis un ordinateur, l'internaute pourrait accéder aux musiques de Spotify. Mais c'est un pari risqué pour la firme suédoise, car rien n'indique que les internautes voudront migrer vers un abonnement par la suite. Or, les sommes dégagées par la publicité suffiront à satisfaire à la fois les majors et à couvrir les dépenses d'infrastructure. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Spotify espère convaincre les majors d'être moins gourmandes»
![]() Inscrit le 11/03/2009
1451 messages publiés
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Melpheos
le 20/02/2013 à 16:24
Bonne chance à eux...
Répondre
![]() 70% pour un boulot qu'ils ne font pas et pour lequel ils ne payent aucune infrastructure (serveurs, bande passabten stockage, administration, etc)
rentable donc moi j'appelle ca du racket combien reversé aux artistes sur ces 70% de taille/dime/gabelle/impot sur la connerie (ne rayer aucune mention) Je vais me faire l'avocat du diable cette fois mais la musique est à Spotify ce que les biens matériels sont à Amazon, c'est simplement leur raison d'exister. Les marques commercialisées sur Amazon ne participent pas aux dépenses logistiques du site.
Et les interprètes dans l'histoire ?
Pas de groupes, pas d'artistes = pas de musique...Toujours les baisés de l'histoire S'ils ne veulent pas partager qu'ils la vendent eux même la musique sur Internet...
Ah pardon c'est vrai ils ne savent pas faire ! ! Vous prenez le problème à l'envers. Visiblement tout le monde est tombé tout droit dans le panneau du marketing de Spotify!
Ils disent reverser 70% de leurs recettes aux ayants droits, évidemment dit comme cela c'est impressionnant. Sauf que ce que cela montre, c'est d'abord que leur modèle économique (fausse "gratuité" financée par de la pub) est foireux et intenable. Ensuite, si l'on se penche sur les montants versés par écoute d'un morceau, on se rend compte que, sauf dans le cas de l'abonnement "cher", ils sont totalement ridicules (des dizaines de milliers d'écoutes rapportent à peine quelques euros). Mais le pire dans cette histoire, c'est que Spotify et les autres ont décidés dès le début de rémunérer différemment les ayants droits selon le type d'abonné qui écoute! Autrement dit, une écoute sur un abonnement "gratuit" est rémunérée 40 fois moins que si elle est effectuée sur un abonnement "premium" !!! Quelle merveille! Je vais faire pareil avec mon opérateur mobile tiens: "Allô, Bouyrangefer? Oui, bonjour, alors voilà, je me suis dit, pour mon abonnement téléphonique professionnel, je vais vous payer en fonction du chiffre d’affaire que j’arrive à générer avec mon téléphone. Comme ça, les mois où je n’ai pas beaucoup de travail, eh bien, ça ne me coûtera pas cher de téléphoner (même beaucoup), et les mois fastes, promis, je vous donnerai plus! Et puis aussi, je vous paierai moins cher la minute si j'appelle des amis que si ce sont des clients, d'accord? Allô? Allô? Ben, pourquoi vous rigolez ?" Plus d'infos dans l'article que j'ai écrit à ce sujet: http://www.maikol.fr...ont-ils-evolue/ [message édité par maikol le 29/03/2013 à 08:56
]
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