Malgré la crise économique, malgré le piratage, les revenus des producteurs de disques issus des perceptions de droits voisins ont augmenté l'an dernier. 

Faut-il porter attention aux cries d'orfraie poussés par l'industrie musicale, et en particulier par les producteurs, pour pointer du doigt l'incontournable piratage et surtout obtenir du gouvernement qu'il verse toujours davantage de crédits d'impôts en faveur de la production musicale ?

Comme le relève La Croix, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui représente les majors de l'industrie musicale a annoncé une hausse de 1 % de ses perceptions de droits voisins en 2012, à 72,8 millions d'euros. Mais surtout, lorsque l'on additionne ces perceptions à celles de la Société des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF), qui représente les labels indépendants, "la hausse globale de perceptions de droits voisins par les producteurs en France s'établit à 7,7 %".

Dans le climat de crise économique globale, à l'heure où de très nombreux marchés s'effondrent, alors qu'ils ne sont victimes d'aucun piratage, pardonnez du peu.

"Ce résultat est notamment dû à d'importantes régularisations en faveur de la SPPF, la société civile de répartition des droits des producteurs indépendants", nuance toutefois La Croix. L'augmentation réelle des perceptions, due au marché et non à des effets de rentrées exceptionnelles, est donc en fait moins élevée. Mais elle reste une augmentation dans un marché morose.

Les perceptions de la rémunération équitable due par les commerçants (bars, restaurants, coiffeurs,…) a progressé de 16 % l'an dernier, par la négociation d'un nouveau barème qui a permis aux producteurs de faire peser sur ces professionnels une bonne part de la perte de leur chiffre d'affaires, par un jeu de transfert.

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